Ce que Latécoère Services va apporter à Ariane 6

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(Crédits : ESA)
La filiale du groupe ADF, basé à Vitrolles, a été choisie par le CNES pour concevoir et réaliser les bras cryotechnique du lanceur Ariane 6. Un choix qui s'explique par sa capacité à permettre un saut technologique.

Six mois après son intégration dans le groupe ADF, basé à Vitrolles, Latécoère Services rebondit d'une jolie façon. Et prend même une bouffée d'oxygène en menant le consortium qui inclut également Air Liquide et Cegelec, désormais investit d'une mission par le CNES : concevoir et réaliser les bras cryotechnique du futur lanceur européen Ariane 6. Annonce faite au Bourget, comme il se doit.

Grand saut

Un sacré challenge pour celle qui a changé de mains en décembre dernier. Car comme l'explique Marc Eliayan, le PDG d'ADF, il s'agit bien d'apporter tout un champ d'innovation.

Les trois partenaires du consortium - mené par Latécoère Services - se connaissent bien pour avoir déjà travaillé ensemble sur le lanceur Ariane 5. Pour ce nouveau projet, il a fallu une année de maturation. Et l'objectif pour le CNES - soucieux à la fois des coûts d'acquisition et des paramètres opérationnels - est évidemment de prendre une place forte dans la compétition mondiale. Et de "faire un saut" technologique qui va bien.

"Notre solution a une particularité, c'est de faire en sorte que la déconnexion entre les bras et le lanceur se fasse en temps positif. Elle permet de faire la mise à feu et de déconnecter les bras quelques secondes après, alors que jusqu'à présent, cela se faisait avant la mise à feu. Si problème, il fallait reconnecter les bras. Ce sera donc un gain de temps permis", explique Marc Eliayan.

Calendrier

Désormais le consortium dispose de 18 mois pour développer une solution industrialisable. Le premier lanceur sera un lanceur chargé avec une mission commerciale. Le calendrier évoque un lancement en 2020. Pour l'heure, la définition préliminaire industrielle démarre. Mais pour ADF et sa filiale c'est aussi un suivi opérationnel à assumer après le projet, ce qui devrait porter les compétences du groupe qui prévoit un chiffre d'affaires de 410 M€ cette année. Plusieurs phases de développement seront menées à Toulouse et en Ile-de-France avant une mise en configuration en Guyane, à Kourou.

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