Comment Kinaxia finance son développement

 |   |  524  mots
(Crédits : DR)
Spécialisée dans l'urbanisme réglementaire et la géo-décision immobilière, la jeune entreprise basée à Sophia-Antipolis vient de lever 3 M€ auprès de M Capital Partners. Ce qui lui permet de prendre de l'avance sur son plan de développement.

C'est le genre de tour de table qui est plus que la cerise sur le gâteau, celle qui permet de prendre de la vitesse et dans le monde de l'innovation, ce n'est jamais inutile. Réalisée auprès de M Capital Partners, la levée de fonds d'un montant de 3 M€ va ainsi permettre au groupe créé et dirigé par Edouard Le Goff d'appuyer là où ça fait du bien.

Renforcer...

C'est d'abord une façon de consolider la croissance de la première ligne de produits, Preventimmo, en ce qui concerne le BFR. Pour rappel Preventimmo est le leader en fourniture dématérialisée de documents d'urbanisme réglementaires. Elle établit des Etats des risques naturels, miniers ou technologiques, des notes de renseignement d'urbanisme et des états des risques de pollution des sols en visant les diagnostiqueurs immobiliers et les notaires.

...et développer

C'est ensuite une façon "d'accélérer la R&D de CityScan", explique Edouard Le Goff. CityScan c'est cette plateforme, lancée en mai dernier, qui permet d'évaluer l'adresse d'un bien immobilier en vérifiant qu'il corresponde bien aux critères et aux contraintes de l'acquéreur ou du loueur. Il suffit d'entrer l'adresse et un rapport de synthèse est établi. Mais CityScan a déjà des développements précis identifiés et prévus. Adressant à la fois le particulier et l'agent immobilier, il proposera à la rentrée une version mobile sous iOS et Androïd ainsi que la personnalisation des 70 critères actuellement disponibles.

Prévue également en septembre, la mise à disposition de fonctionnalités dédiées aux professionnels de l'immobilier va orienter CityScan vers le marché BtoB.

Phase expérimentale

Mais Kinaxia réfléchit déjà à la phase d'après. Sa filiale, KCityLabs, installée au sein du CEEI de Nice, est dédiée à l'expérimentation à l'échelle d'une ville sur des fonctionnalités à affiner mais qui seront de fait dans "un niveau de détails supérieur" à celui proposé actuellement par certaines plateformes comme pour l'emploi, dont les annonces par exemple ne sont pas géolocalisées. Le choix d'une installation au CEEI de Nice s'explique justement "parce que Nice à cette volonté d'expérimentation sur le territoire". Pratique pour tester donc en grandeur nature.

Si M Capital Partners a financé la levée en equity, c'est justement parce que la première ligne de produit "est parfaitement rodée, octroie des revenus rassurants et que l'entreprise présente un potentiel de croissance avec des produits uniques et novateurs autant d'un point de vue BtoC qu'à destination des professionnels de l'immobilier et des notaires", détaille Laetitia Estrosi-Schramm, responsable de l'agence niçoise du fonds.

Ajout de compétences

Pour accompagner le développement envisagé, l'entreprise sophipolitaine qui vient d'emménager dans de nouveaux locaux, sur 1 400 m2, recherche des profils d'urbanistes et des informaticiens. Une denrée rare, surtout pour ce qui concerne les seconds.

Employant actuellement 80 personnes, Kinaxia devrait voir ses effectifs attendre 100 salariés à 18 mois. Le chiffre d'affaires - établit à 4,5 M€ en 2016 avec une croissance de 78 % - devrait atteindre 6, 5 M€ pour l'exercice en cours.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :