LaCarte, l'application mi-PagesJaunes, mi-Facebook

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(Crédits : DR)
Avec sa solution mobile, la startup basée à Sophia-Antipolis veut aider le commerce de proximité à réussir le virage numérique. Avec un business modèle qui veut se différencier aussi.

On ne comptabilise plus les tentatives destinées à aider le commerce local dans la si essentielle transition numérique. Portails web, annuaires locaux... autant de solutions lancées mais souvent peu couronnées de succès. Pourtant, le potentiel semble évident et la nécessité pour le commerce de proximité de s'emparer du numérique, une réelle problématique comme un réel besoin qui n'est pas forcément satisfait.

Reconnexion

Cette double nécessité, LaCarte l'adresse avec une application mobile. Ni simple annuaire, ni juste un réseau social. En vrai, c'est une plateforme sociale à deux têtes. D'un côté, le commerçant crée sa "vitrine" virtuelle en y indiquant les informations qui lui sont propres : ses petits plats, sa promotion du jour, ses nouveautés. De l'autre, le client reçoit des offres personnalisées, dispose ainsi de données sur son environnement proche que ce soit où trouver un produit ou quel bar accueille un concert le soir. Et cette approche bi-céphale fait justement partie du concept de différenciation voulue par la startup sophiolitaine.

"Notre différence s'inscrit dans l'expérience utilisateur", explique Philippe Grand, en charge du business développement. "LaCarte n'est pas un portail mais une application mobile, ce qui est plus ergonomique". Et puis "nous laissons le commerçant libre de communiquer s'il le souhaite ou pas, à son rythme".

Autre point de différence, la solution n'est pas vendue aux commerçants directement, mais aux collectivités, via un abonnement annuel. "100 % des commerçants et des artisans y ont ainsi accès. Il faut créer l'effet de masse. Nous dépassons ainsi le cadre de l'association de commerçants ou des commerçants eux-mêmes. C'est la ville qui s'empare de la transition numérique", pointe Philippe Grand.

Services plus si affinités

C'est depuis 2013 que LaCarte travaille au concept. Pour l'heure elle est déployée dans les villes de Fréjus et Sucy en Brie. Deux villes tests qui vont permettre d'approfondir et améliorer le concept. "Nous réfléchissons déjà à des services additionnels", avance Philippe Grand comme l'intégration des cartes de fidélité ou le click and collect. Avec une équipe de 4 salariés, LaCarte se renforce dans ce sens avec deux développeurs afin de développer de nouvelles fonctionnalités. "La smart city c'est aussi du low tech, ce n'est pas que des capteurs", fait remarquer Philippe Grand. La startup table sur un chiffre d'affaires s'élevant à 300 000 euros pour l'exercice 2018.

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