Pourquoi CIEL regarde vers PACA

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(Crédits : DR)
La startup installée à Paris qui développe un drone dirigeable a été sélectionnée pour intégrer MonacoTech, l'incubateur-accélérateur de la Principauté. Et le choix de s'installer en Provence Alpes Côte d'Azur correspond à des compétences complémentaires à sa technologie.

Il y a les drones et il y a les dirigeables. Et il y a CIEL, acronyme pour compagnie industrielle d'engins légers. Cette jeune entreprise créée en 2016 et installée dans la région parisienne réunit en quelque sorte le meilleur des deux mondes. Car le projet qu'elle développe est celui d'un drone dirigeable. Un choix venu après que l'équipe - forte de son expérience - tente la mise au point d'un dirigeable électrique et solaire. L'idée est bonne mais le marché ne répond pas.

Exception

C'est donc vers la version drone - plus prometteuse - que se tourne l'équipe. Le projet est même sélectionné parmi les projets pour une France industrielle. Seuls 5 projets sont retenus en France dont CIEL qui est "le plus petit projet labellisé", souligne Eric Sidot. Et le drone dirigeable a de l'avenir, pouvant notamment être utilisé pour des missions d'observation, de surveillance... "Cela n'existe pas en France dans le domaine du drone civil", précise le dirigeant de la petite entreprise.

Et ses 70 kg de charge utile comme sa capacité à voler plusieurs jours d'affilée constituent aussi un avantage. "Les drones civils ne sont pas capables de faire ce que fait le drone dirigeable. Aujourd'hui, notre concurrent, c'est l'hélicoptère".

Le drone dirigeable est démontable pour chaque mission. "En terme de dimensions nous sommes dans le monde du dirigeable", note Eric Sidot, celles-ci étant de l'ordre de 17 mètres de long pour 5 mètres de diamètre. "Nous pouvons effectuer plusieurs missions en une" rajoute le PDG. Ce qui laisse envisager de multiples applicatifs.

Financer le développement

Les perspectives, elles, se dessinent en France et à l'étranger. Mais sans doute les projets devraient se développer d'abord dans l'Hexagone. Pour accélérer, notamment sur le prototype en cours, une levée de fonds pour un montant de 1 à 2 M€ est envisagée. Et si CIEL regarde vers PACA où figure notamment le pôle Safe - le pôle de compétitivité spécialisée en sécurité et aérospatial basé à Aix-en-Provence et Sophia-Antipolis. "Nous considérons CIEL comme un bureau d'études, avec beaucoup de R&D". L'objectif à un an, est d'avoir un démonstrateur opérationnel, équipé d'un moteur thermique classique. "Les solutions les plus innovantes seront sur le démonstrateur suivant", dit Eric Sidot. CIEL emploie pour l'heure 4 personnes.

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