Start them Up ou le gaming pour former les startuppeurs

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(Crédits : Unplash/Rawpixel.com)
Un jeu vidéo dédié au monde de la création d’entreprise. C'est l’idée du projet mené par Nicolas Raymond à Marseille qui compte réveiller le startuppeur qui sommeille en chacun de nous...

Cet ingénieur en développement et ancien chef de projet dans le web, bercé au gaming depuis l'enfance ne jure que par un credo : on apprend toujours mieux en s'amusant. Et cette ligne-là, c'est celle que Nicolas Raymond entend suivre avec la création de Start them up, son premier jeu vidéo. Une idée qui lui est venue à la faveur d'un constat : "l'an dernier, j'ai ressenti l'envie d'entreprendre et pour entamer ma réflexion sur le sujet, je suis parti sur deux grands axes. D'une part, l'entrepreneuriat se développe de plus en plus, et on constate un gros regain d'intérêt des Français pour ce milieu-là, qui fait un peu rêver. D'autre part, je me suis arrêté sur une deuxième tendance, celle de l'adhésion du public pour les jeux vidéos de simulation type Clash of Clans ou Sin City, par essence addictifs et rémunérateurs. Je me suis finalement dit pourquoi ne pas mêler les deux axes, et développer un jeu de simulation qui dépeigne l'univers des start-up et apprenne aux gamers à créer et gérer leur structure ?"

Pédagogie avant tout

Nicolas Raymond, qui a déjà été entrepreneur lui-même, entend donc y intégrer toute une pédagogie sous-jacente et présenter par la didactique le parcours du futur fondateur de start-up : du plus basique - "ne pas faire de fautes de frappe dans ses cartes de visite ou documents de communication par exemple" - au plus stratégique, savoir solliciter et attirer les investisseurs, concevoir un business model, penser développement économique..." Le jeu rendra compte de tout l'écosystème qui gravite autour de la création des start-up, tels les incubateurs".

A l'avenir, d'autres types de supports

Le pitch de Nicolas Raymond a donc su convaincre le jury de la dernière Spartan Republic Week, et ce dernier va donc pouvoir à ce titre bénéficier d'un accompagnement de trois mois pour faire grandir ce projet. "Dans les jours et les semaines à venir, je vais être suivi pour élaborer le business model, le business plan, travailler sur le scénario du jeu, rencontrer un dessinateur qui va me faire quelques premières illustrations sur la base de mon idée, ainsi qu'un compositeur de musique spécialisé jeux vidéos. Cela va être un premier mois très chargé". Le reste ne le sera pas moins, avec le lancement probable d'une campagne de crowdfunding et d'une recherche d'investisseurs dans l'optique d'une levée de fonds.

Question modèle économique, Start them up s'inscrirait dans le free to play, à savoir que l'on pourrait y jouer gratuitement, le chiffre d'affaire proviendrait donc plutôt des achats on apps. "Cela permettrait d'accélérer les fonctionnalités des actions, mais ne sont en aucun cas obligatoires pour passer des niveaux. Si l'on reprend l'exemple de Clash of Clans, qui lui aussi se revendique du même modèle, on peut très bien atteindre un niveau excellent sur ce jeu en étant très patient". Le jeu sera diffusé sur toutes les plateformes appstores, tous types de plateformes tablette, voire peut-être sur Steam, un appstore de jeux vidéos sur ordinateur. Dans un deuxième temps, la présence sur certains réseaux sociaux, qui ont eux aussi leur propre plateforme de jeux, pourrait aussi être envisagée. Reste à définir la date de lancement...

Et quid de l'avenir ? Nicolas Raymond entend surtout, plus qu'une multiplication de jeux vidéos, garder sa ligne de départ, "ma vision de l'apprentissage qui est de trouver des solutions pour apprendre plus facilement. Et cela peut se mettre en place avec tous types de supports. Alors, après Start them up, pourquoi ne pas concevoir des  jeux de plateaux, des livres, des web séries... Je ne pense pas me restreindre au monde des jeux vidéos".

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