Géosentinel surveille autrement et essaime en Chine

 |   |  534  mots
(Crédits : DR)
La startup basée à Aix-en-Provence a développé un système de géolocalisation qui se base sur la carte SIM. Une différenciation qui lui permet d'adresser le secteur de la santé notamment via les hôpitaux et les Ehpad.

C'est pour couvrir un besoin très personnel que William Daumas réfléchit il y a 8 ans  une solution capable de géolocaliser une personne n'ayant pas le sens du danger. Il crée un premier concept, dont il améliore le processus au fil du temps et qui prend la forme d'une montre bracelet. Assez logiquement, ce chef d'entreprise estime que "si cela fonctionnait pour mon cas personnel, cela pouvait fonctionner pour d'autres".

Le soft pour faire la différence

Géosentinel voit donc le jour en 2015, se confrontant ainsi à la réalité du terrain. Car la volonté de son dirigeant c'est "de créer un produit en fonction des utilisateurs", c'est-à-dire toute personne dépendante qui refuse d'être perçue comme malade ou dépendante.

Les montres - pour homme et femme - ont donc été designées pour ressembler à des vraies montres, modernes et jolies à porter.

Mais si l'aspect "matériel" de la montre est important, la vraie force de Géosentinel réside dans le soft. Sa solution permet de géolocaliser, notamment à l'intérieur des bâtiments, de détecter les malaises, le tout en collectant les constantes de santé en temps réel. Un vaste champ qui s'appuie sur une technologie avec carte SIM. Et c'est là où se situe la véritable différenciation de la startup. Car toutes les autres solutions semblables, existantes sur le marché, fonctionnent par ondes Lora ou connectées au téléphone explique William Daumas. Géosentinel peut prétendre ainsi à être un vrai produit nomade.

Décrypter

Surtout, en étant capable de monitorer les données santé c'est à tout ce secteur que Géosentinel s'adresse. "Nous collectons de la data que nous faisons décrypter par les professionnels de la santé. Nous allons donc plus loin que la prévention" explique son dirigeant qui envisage une commercialisation des produits pour le premier trimestre 2018 auprès des hôpitaux, Ehpad, services d'infirmières et sociétés de service à la personne.

Entre temps, les différentes montres sont améliorées dans leur aspect. Etanches, avec une carte SIM embarquée, elles sont aussi personnalisables via la partie figurant sur le dessus du bracelet, membrane en polyuréthane semi-souple, qui est démontable et peut donc être gravée au laser. Tout cela dans un but d'acceptation d'un produit qui ne doit pas être considéré comme intrusif. "Nous transformons un produit d'assistance en un bijou", résume William Daumas.

Internationalisation

Repéré par un incubateur-accélérateur implanté en Chine - Tech-Code - Géosentinel y installe une filiale à Shanghai d'ici la fin de l'année, les Chinois étant intéressés par le savoir-faire logiciel. D'autres pays sont dans le viseur de la startup qui regarde aussi du côté d'Israël, de la Suède, de la Roumanie ou du Portugal. Elle se rendra également à Miami en novembre prochain accompagnée par Business France. Pour assurer son développement, l'entreprise a renforcé son équipe, recrutant notamment un développeur commercial et un ingénieur logiciel embarqué, "pour aller plus vite", dit son dirigeant. Géosentinel sera présent au CES Las Vegas en janvier prochain.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/09/2017 à 14:15 :
Article interessant MAIS:

"Les montres - pour homme et femme - ont donc été designées .."

"Surtout, en étant capable de monitorer les données santé"
Ridicule allienation culturelle!

Vous n'avez pas honte d'ecrire des choses pareilles. Depuis les US: Je parle couramment l'anglais. Notre langue n'est pas si pauvre que ca! Arretez de la rabaisser

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :