L'ambition internationale de Greenerwave

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Eric Labarre et Cyril Bertschy, co-fondateurs de Greenerwave, visent le marché américain.
Eric Labarre et Cyril Bertschy, co-fondateurs de Greenerwave, visent le marché américain. (Crédits : DR)
Avec sa technologie permettant d'augmenter la réceptivité et l'amplitude des ondes électromagnétiques, la startup basé à Nice vise rapidement un marché qui ne soit pas qu'européen. Et les Etats-Unis, comme les grands acteurs du hardware, sont dans sa ligne de mire.

Sa technologie est une réponse aux tracas que provoquent les surcharges sur le réseau ou les manques : une conversation téléphonique qui s'interrompt de manière abrupte, un téléchargement qui dure plus que prévu, des endroits dans les bâtiments où il n'est pas possible de capter... Et c'est en "rassemblant" les ondes présentes dans un environnement clos et en les faisant converger vers l'appareil mobile, le tout grâce à des plaques qui peuvent être intégrées directement dans le bâti, sur un objet ou sur la coque d'un mobile, que Greenerwave a conçu sa solution.

Réponse concordante

Née en 2015 et installée au sein du CEEI de Nice, la startup sait depuis ses premiers pas que son développement passe par l'international, surtout par les Etats-Unis. Déjà présente au CES Las Vegas, c'est à Washington pourtant que va se jouer son développement en novembre prochain. Lauréate de la Challenge Cup, le concours organisé par Team Côte d'Azur, l'agence de développement économique, et 1776 VC, le réseau d'investisseurs basé aux Etats-Unis, Greenerwave a su l'emporter en répondant aux exigences du concours : apporter une solution aux problématiques de société sur des thématiques telles que l'éducation, l'énergie, la santé...

C'est donc bien au Pays de l'Oncle Sam qu'elle va aller faire la démonstration de son savoir-faire. Mais pour autant, ce voyage de l'autre côté de l'Atlantique risque bien d'être bien plus long que prévu. C'est ce qu'explique Eric Labarre, son co-fondateur, qui a bien l'intention de ne pas se cantonner à Washington mais de profiter de se déplacement pour aller prêcher la bonne parole dans la Silicon Valley et New-York. "C'est pour nous l'occasion de rencontrer de possibles partenaires et d'organiser en quelque sorte un deuxième lancement plus retentissent sur le sol américain puisque le fait de représenter la France pour la Challenge Cup sonne comme une reconnaissance".

Des levées et des partenaires

Surtout, Greenerwave entre ainsi dans les critères de tour de table posés par 1776 VC. Et cela prend toute son importance comme l'explique Eric Labarre. "Les montants levés aux Etats-Unis sont sans commune mesure".

Pour l'heure c'est en France qu'un tour de table est en cours, pour un montant compris entre 2 à 3 M€ et qui va permettre de renforcer l'équipe - 8 collaborateurs actuellement dont 4 chercheurs - et d'accélérer le business. Le lancement commercial est programmé pour ce mois de novembre et concerne le marché européen.

"Nous cherchons des partenaires au niveau national et européen", explique Eric Labarre. Mais c'est justement aux Etats-Unis que tout pourrait se jouer à plus grande échelle avec des partenariats noués avec des fabricants d'hardware ou d'ordinateurs. Soit des acteurs tels que Microsoft, Google ou Cisco, qui possèdent "une force de frappe industrielle et commerciale".

Eric Labarre table sur un premier chiffre d'affaires en 2018. Parmi les étapes à franchir, figurent l'obtention de certifications "mécaniques" comme le précise le dirigeant niçois, car "nous avons les mêmes contraintes qu'un jouet".

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