Comment Busit favorise la smart industrie

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(Crédits : DR)
Via sa plateforme IOT orientée métiers, la startup basée à Nice adresse principalement le secteur du BTP en l'accompagnant dans la transformation numérique et ses applications terrain. Mais elle regarde aussi vers l'e-santé.

Si le terme smart city paraît presque galvaudé, la smart industrie est bel et bien un sujet pour les professionnels du secteur, le numérique n'ignorant pas ce champ d'application dont il entend faciliter le développement et le quotidien. C'est exactement l'angle adopté par la startup azuréenne qui s'est penchée sur le sujet assez tôt. "Le projet Busit a démarré en 2011, demandant 6 années de travail et mobilisant 4 personnes en R&D", explique son actuel dirigeant Wassel Guerbaa. Et justement, "la particularité de notre plateforme IOT est d'être totalement dédiée aux métiers. Le but est d'accompagner la transformation numérique avec des outils très intuitifs".

Améliorer la productivité

Busit s'intéresse donc au smart building et au smart measurement. Et si l'impact du numérique peut effrayer par les bouleversements qu'il provoque, ici il est question de simplifier plutôt que de remplacer. "Notre objectif n'est pas de supprimer l'existant mais d'ajouter, grâce à l'IOT, de la valeur. Les objets connectés que nous plaçons permettent de mesurer la température, la vitesse du vent, l'hygrométrie... tout ce qui permet d'accroître la productivité", détaille Wassel Guerbaa qui affirme engendrer ainsi 5 à 10 % d'amélioration.

Langage

Et si la smart industrie est bien un sujet, il n'empêche que pour l'heure, "le marché annoncé n'est pas encore là", reconnaît Wassel Guerbaa. Comprendre que le secteur du BTP regarde encore sinon avec méfiance, tout au moins avec prudence, l'impact du numérique sur ses métiers. Tout en sachant qu'il ne doit et ne peut l'ignorer. Mais pour cela, besoin est de comprendre où se situe l'intérêt. "Il existe une bribe de marché" souligne Wassel Guerbaa. "Et en parlant le même langage que les professionnels du BTP, nous engendrons de l'adoption aux outils numériques". Car, au final, qui peut ne pas prendre en considération la possibilité d'être plus performant ?

Passer à l'action

De fait, si 2016 était orientée POC (proof of concept), 2017 est l'année du déploiement et de la concrétisation de projets. Ainsi, Busit a expérimenté pour un groupe de génie civil la télésurveillance des lampadaires afin de pouvoir étendre cette offre de services à l'ensemble de ses marchés, via des capteurs installés dans les armoires électriques. Dès qu'une baisse d'intensité est enregistrée, elle transmet un message d'alerte aux exploitants et déclenche l'intervention de l'équipe de maintenance, le but ici étant d'optimiser les tournées de cette dernière. Une maximisation qui permet une réactivité au plus près du besoin. Surtout lorsqu'on sait que le coût de l'éclairage représente 17 % du budget d'une commune.

Pour le Château de Versailles, c'est en revanche une surveillance des données environnementales qui a été activée afin de protéger les œuvres d'art. Les capteurs disposés permettent d'enregistrer les différentiels des taux d'humidité ou de température et d'alerter en temps réel en cas de variation problématique.

La santé aussi

L'autre domaine que Busit regarde est le secteur de la santé. Il pourrait constituer un axe de développement prometteur. Sa solution convient bien pour le suivi des personnes dans les maisons médicalisées et pour les chutes, notamment celles du lit, qui représentent un taux important de mortalité. "Nous avons travaillé avec un médecin pour affiner notre offre santé", précise Wassel Guerbaa. Aujourd'hui les références projet de Busit sont Château de Versailles, Eiffage, Chrysalide ou la SNCF. La startup, qui emploie pour l'heure 5 salariés, va voir son équipe se renforcer d'ici la fin de l'année grâce à deux recrutements supplémentaires. Elle devrait atteindre 15 personnes dans les six prochains mois. Le chiffre d'affaires pour l'exercice en cours devrait quant à lui s'élever à 300 000 euros et être multiplié par deux en 2018.

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