Députés influents : comment ça marche ?

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(Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)
Le baromètre établi par l'agence Rumeur Publique place le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti en tête des députés les plus influents. Parce qu'il n'y a pas que le travail parlementaire pour peser dans la balance législative.

Premier au régional, troisième au niveau national... Eric Ciotti le député Les Républicains des Alpes-Maritimes arrive donc en tête du baromètre établi par l'agence parisienne Rumeur Publique, suivi localement par le nouveau porte-parole du Président de la République, Christophe Castaner, député des Alpes de Haute-Provence. Un classement qui place également Patrick Mennucci, l'adversaire PS de Jean-Luc Mélenchon dans la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône en 4ème position ou Valérie Boyer, la députée LR des Bouches-du-Rhône, ex-porte parole de François Fillon pendant la campagne présidentielle, à la 6ème place. Au-delà de ce tableau de "meilleurs élèves", c'est surtout la question de qui est influent et surtout comment, qui se pose.

Trois vecteurs

Car il ne faut pas croire que seul le travail parlementaire explique la capacité pour un député à faire changer autrui d'avis. Comme l'explique Marie Meyruey consultante Affaires publiques au sein de l'agence parisienne de communication d'influence, il y a certes le travail effectué à l'Assemblé nationale, la capacité à faire voter des amendements et à être mandaté pour établir des rapports, mais compte tout autant la présence du politique cité dans la presse (nationale ou locale), sa capacité à être suivi et cité sur les réseaux sociaux.

"L'influence se mesure en terme d'efficacité, il n'y a pas de vecteur préféré", souligne pour sa part Fabiola Flex, directrice des Affaires publiques.

Avoir une "envergure" nationale, c'est-à-dire être connu à large échelle et pas uniquement dans sa circonscription, est-ce que ça aide ?

"Les deux s'entretiennent", estime Marie Meyruey. Un député connu nationalement aura une "écoute" plus large mais un député actif sur ces trois vecteurs peut in fine, réussir à obtenir une audience nationale.

Valeur d'échange

Dans une "stratégie" de communication, plus ou moins calculée, chaque vecteur a bien évidemment son rôle et sa fonction. Les réseaux sociaux, notamment Twitter, servent de lieu d'échanges directs. Et avec une distillation d'informations finement menée, le réseau qui gazouille peut jouer son rôle de bascule. D'ailleurs, dans le calcul de l'influence, ce n'est pas le nombre de tweets qui est pris en compte mais le taux moyen de retweets. Pas une question de volume de ce qui est posté donc mais de ce qui est repris comme messages forts.

Avant/après

Etabli sur l'année législative écoulée, le baromètre de Rumeur Publique a déjà programmé un prochain classement pour janvier prochain. Mais comme le précise Fabiola Flex, "il va être intéressant de voir comment les députés de LREM vont introduire de nouvelles méthodes. On évoque beaucoup les nouveaux procédés, le renouvellement va-t-il également se jouer sur ce sujet ?"

Ce qu'il faut en tout cas en retenir, c'est que le métier d'influenceur évolue et qu'une bonne stratégie ne peut que proposer d'utiliser les trois canaux : un travail parlementaire de qualité, une présence dans la presse suffisante et une utilisation des réseaux sociaux efficiente. Une nouvelle sainte trinité de la com efficace ?

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