Jean-Pierre Leleux, nommé président de la Commission nationale des secteurs sauvegardés

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Le sénateur-maire de Grasse endosse une nouvelle casquette. Président de la Commission du film des Alpes-Maritimes, il vient d'être choisi pour présider la Commission nationale des secteurs sauvegardés.

C'est par arrêté conjoint du ministre chargé de l'Urbanisme et de celui chargé du Patrimoine que la nomination de Jean-Pierre Leleux comme président de la Commission nationale des secteurs sauvegardés a été rendue effective fin novembre et ce pour quatre ans, renouvelable.

Le rôle de cette commission est d'être à l'écoute et de conseiller les maires ou les présidents d'EPCI compétents en matière de plan local d'urbanisme et pour tout ce qui concerne plus précisément la mise en place d'un Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSVM).

Elle est composée, outre d'un président choisi parmi les députés et les sénateurs, d'un représentant pour chacun des ministères chargés du patrimoine, de l'urbanisme, de l'architecture, du logement, des collectivités territoriales, des sites, du commerce et du tourisme. Le directeur de l'Agence Nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH) en fait également partie.

Cinq élus de collectivités territoriales et neuf personnes considérées comme qualifiées, de par leur expérience professionnelle ou leur intérêt en matière de sauvegarde et de mise en valeur des ensembles urbains, complètent cette Commission.

La nomination de Jean-Pierre Leleux intervient deux mois après que le conseil municipal de la Cité des Parfums a voté le nouveau PSMV de son centre ancien, dont le périmètre englobe 9,5 hectares. Il a déjà permis travaux et restructurations au sein de la vieille ville à la topographie accidentée et aux bâtiments anciens.

Depuis 2005, il est entré en phase de révision. Des études ont été menées afin de déterminer quels doivent être les bâtiments à protéger, à démolir ou à écrêter (70 écrêtements ont d'ailleurs été recensés). Une cinquantaine de propriétaires sont concernés par les démolitions. Le montant de ces indemnisations devrait atteindre 1,6 M€.


Une fois voté, il se substituera au PLU et devient ainsi le document d'urbanisme de référence. Le secteur sauvegardé, né de la loi du 4 août 1962 dit loi Malraux, se définit comme une "zone urbaine soumise à des règles particulières liée à son caractère historique, esthétique ou de nature à justifier la conservation, la restauration et la mise en valeur de tout ou partie d'un ensemble d'immeubles bâtis ou non".

En 2011, on comptabilisait 103 secteurs sauvegardés en France. La prochaine séance de la Commission nationale des secteurs sauvegardés se tiendra le 20 décembre prochain.


L.B

Photo : Le sénateur-maire de Grasse est nommé président de la Commission nationale des secteurs sauvegardés

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