Minicipales 2014 : Les villes qui étaient à surveiller dans les Bouches-du-Rhône

 |   |  779  mots
À 71 ans, on la disait fatiguée et fragilisée. La maire sortante UMP Maryse Joissains Masini est réélue à Aix avec 52,61 % des voix. Grosse secousse à Aubagne en revanche, bastion communiste qui cède et bascule dans le camp d'union UMP-UDI. Arles communiste résiste à la lame de fond. Tout comme Gardanne. Salon-de-Provence bascule à droite. Istres reste à gauche, après une grosse frayeur.

À 71 ans, on la disait fatiguée et fragilisée. La maire sortante UMP Maryse Joissains Masini est réélue à Aix-en-Provence. Grosse secousse à Aubagne en revanche, le bastion communiste cède et bascule dans le camp d'union UMP-UDI. Arles communiste résiste à la lame de fond. Tout comme Gardanne. Salon-de-Provence bascule à droite. Istres reste à gauche, après une grosse frayeur.

À 71 ans, on la disait fatiguée et fragilisée. Mais déjà, Maryse Joissains Masini, maire UMP d'Aix-en-Provence depuis 2001, était sortie renforcée du premier tour, le 23 mars, avec 37,79 % des voix devant le candidat PS Edouard Baldo, qui n'avait même pas franchi la barre des 20 % (19,65), suivi de Bruno Genzana (UDI) et de ses 11,32 %, de la FN Catherine Rouvier (10,43 %) et du centriste François-Xavier de Peretti qui se contentait de 8,1%.
La semaine d'entre deux tours s'est révélée tout aussi surprenante, avec son lot d'incertitudes et de rebondissements. Le retrait de Bruno Genzana, d'abord. Il aurait voulu incarner le renouveau et l'alternative au troisième mandat de Joissains. Impossible, avec 11 %, d'espérer prendre le leadership de la droite aixoise... Et si, un temps, on a parlé fusion avec la maire sortante, c'est finalement son retrait pur et simple qu'il a annoncé. Pas de mariage de raison entre Maryse Joissains et son ancien adjoint, qui a expliqué mesurer le danger pour la droite d'un maintien de sa liste, notamment avec le FN au second tour.

Peretti refuse de sacrifier son colistier

Même rebondissement concernant le cas François-Xavier de Peretti, qui avait annoncé la couleur en amont et en évoquant sa "proximité programmatique" avec Edouard Baldo. Mais cette fusion-là n'aura pas lieu non plus. Raison invoquée ? La signature par Baldo de la charte Anticor, par laquelle un candidat s'engage à ne pas faire équipe avec un élu en prise avec la justice dans le cadre de ses fonctions. En face, de Peretti a refusé de sacrifier son colistier Alexandre Medvedowsky, mis en examen dans un volet de l'affaire Guerini. Et même si Medvedowsky acceptera de se mettre en retrait pour ne pas entraver la fusion, celle-ci n'aura pas lieu.

Maryse Joissains consacrée
C'est donc une triangulaire qui s'est déroulée en ce dimanche de second tour, opposant Maryse Joissains-Masini, Edouard Baldo et Catherine Rouvier. Un dimanche qui n'aura mobilisé que 59,05 % des votants. Une faible participation qui a confirmé, consacré même, Maryse Joissains Masini, réélue pour son troisième mandat (soit la 4e élection après l'annulation du scrutin de 2008) avec 52,61 % des voix. Derrière, Edouard Baldo, submergé par la vague bleue, a récolté 36,49 % des voix. Enfin, Catherine Rouvier (FN et Rassemblement Bleu Marine), avec 10,89 %, remporte trois sièges au conseil municipal. Le conseil municipal se réunira ce vendredi. Rapport des forces : 42 sièges pour l'UMP, 10 pour Édouard Baldo et trois au FN.


Grosse secousse à Aubagne

Le fief communiste depuis 49 ans bascule. Avec un taux de participation de 70,32 %, soit près de 7 % de plus qu'au premier tour, le maire sortant Daniel Fontaine (40,87 %) s'est vu expulser de son bastion par la liste d'union Gérard Gazay (UMP) - Sylvia Barthelemy (UDI) qui remporte 47,49 % des suffrages (et 32 sièges au conseil municipal, Daniel Fontaine n'en conservant plus que deux), celle de la frontiste Joëlle Mélin affichant un score de 11,62 % et décrochant 2 sièges.

Arles résiste

Arles, autre bastion communiste, résiste à la lame de fond. Le maire sortant PC de l'Union de la gauche, Hervé Schiavetti, y est réélu à 46,13 % devant l'UMP Cyril Juglaret (27,19 %) et le FN Pierre Chenel (26,67 %). Au premier tour, le candidat FN occupait la seconde place avec 24,34 %. Il remporte six sièges au conseil communal, 33 revenant à Schiavetti et six à la liste d'union de droite. À Gardanne où le sortant communiste Roger Mei était sérieusement menacé par le chef d'entreprise Jean-Brice Garella, à la tête de la griffe de prêt-à-porter éponyme, la mairie reste finalement dans le fief communiste mais l'affaire se joue à quelques voix.


Le maire socialiste évincé à Salon-de-Provence

Les 24 bureaux de vote ont exprimé l'éviction du divers gauche Michel Tonon (35,01 %), plaçant le jeune loup UMP Nicolas Isnard à la tête de la ville (56,48 %). Les deux hommes s'étaient déjà confrontés lors du scrutin de 2008, Michel Tonon remportant alors la municipalité avec 52,9 % des contre 47,10 % pour son rival. Sur les 43 sièges à pourvoir au sein de la ville, Nicolas Isnard en remporte 34, Michel Tonon 8 et le FN Philippe Adam un. Dans la quadrangulaire à Istres, le divers gauche François Bernardini va enchaîner un second mandat grâce à ses 44,44 % des voix. Il devance le FN Adrien Mexis (33,39 %).

Alain Jacques et Frédérique Jacquemin

Photo : Maryse Joissains a finalement été réélue avec 52,61 % des voix


Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :