Alpes-Maritimes : la prime au sortant, le FN en arbitre

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L'élection de certains dès le premier tour, voilà la vraie surprise du scrutin maralpin. Elle a eu lieu à Antibes, Valbonne, Cagnes-sur-Mer, Villeneuve-Loubet, Mougins, Le Cannet et Mandelieu. À Nice, il faudra contre toute attente un second tour de piste au député-maire de Nice, talonné par la candidate frontiste.

 L'élection de certains dès le premier tour, voilà la vraie surprise du scrutin maralpin. Elle a eu lieu à Antibes, Valbonne, Cagnes-sur-Mer, Villeneuve-Loubet, Mougins, Le Cannet et Mandelieu. À Nice, il faudra contre toute attente un second tour de piste au député-maire de Nice, talonné par la candidate frontiste.

Nice était le terrain vers lequel tous les regards étaient braqués. Le bras de fer opposant le député-maire de Nice Christian Estrosi à son ancien adjoint Olivier Bettati et à son opposant de toujours, le socialiste Patrick Allemand, a cristallisé toute l'attention. Les sondages créditaient l'ancien Ministre d'une victoire au premier tour. Avec 44,98 %, il faudra pourtant un second tour de piste à celui qui est aussi président de la Métropole et qui se voit talonné, non pas par le candidat socialiste (15,2 %), ni même par le dissident de droite (10,13%), mais bel et bien par la candidate du Front National, Marie-Christine Arnautu tout de même loin avec 15,6 %.


Élus du premier tour

On l'attendait à Nice, elle a finalement eu lieu à Antibes, Valbonne, Cagnes-sur-Mer, Villeneuve-Loubet, Mougins, Le Cannet et Mandelieu, tout en étant frôlée de peu à Cannes : l'élection dès le premier tour, voilà la vraie surprise de ce scrutin. Il faut dire qu'à Mougins comme à Antibes, on voyait mal qui pourrait faire de l'ombre à Richard Galy et Jean Léonetti respectivement réélus 84,32 % et 63,16 %, l'Antibois rempilant pour un quatrième mandat à l'instar de Michèle Tabarot au Cannet (50,87 %), d'Henri Leroy à Mandelieu-la-Napoule (56,67%) et de Louis Nègre à Cagnes-sur-mer (52,61%). À Valbonne, Marc Daunis se dispense d'un second tour également avec 55 % des suffrages, sa petite particularité étant d'être étiqueté à gauche ce qui le distingue dans un département historiquement et majoritairement à droite. Autre performance, celle du sans langue de bois et député Lionnel Luca, à qui l'on doit nombre de petites phrases souvent assassines et qui a réussi le tour de force de se faire réélire à Villeneuve-Loubet dès le premier tour, après dix ans d'absence puisqu'il avait déjà dirigé la municipalité de 1995 à 2001 avant de tenter d'emporter la Mairie de Cannes, sans succès. Cannes, où le l'UMP David Lisnard, premier adjoint de Bernard Brochand, a failli lui aussi se dispenser d'un deuxième passage devant les urnes en compilant 48,91 % des suffrages, laissant loin derrière lui son opposant également encarté à l'UMP, Philippe Tabarot (26,34%) et la frontiste Catherine Dorten (14,95%). À Grasse, l'UMP Jérôme Viaud, soutenu par le maire sortant, vire en tête avec 33,4% des voix devant Paul Euzière (Divers gauche) et Jean-Marc Degioanni, le candidat FN/RBM qui cumule à 21,05%.


Arbitrage frontiste

À Grasse comme à Nice, et à l'image de la tendance nationale, c'est bien le parti mené par Marine Le Pen qui joue le rôle d'arbitre, créant la surprise notamment dans la Baie des Anges. Néanmoins, la carte politique des Alpes-Maritimes n'en devrait pas être bouleversée au soir du 30 mars.

L.B

Photo : Le député-maire de Nice et président de la métropole Christian Estrosi arrive en tête avec 44,98 % devant la candidate du Front National, Marie-Christine Arnautu, tout de même loin avec 15,6 %.

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