Banque Populaire Provençale Corse : Rendre les clients actifs

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Freiner l?attrition bancaire et bataille acharnée pour la conquête du client. Deux des mots d?ordre de la Banque Populaire Provençale Corse, qui en 2014, va prendre possession de son nouveau siège avenue du Prado à Marseille.


"La moyenne en France est de 1,15 compte par personne. Aujourd'hui, pour capter des clients, je dois les prendre à la concurrence. Mais cela n'est pas extensible. L'idée est de travailler sur notre portefeuille pour rendre actifs nos clients qui ne le sont pas et leur proposer tous les produits sur lesquels nous sommes capables de commercer", résume Philippe Gassend, directeur d'exploitation de la BPPC.

Sur l'année 2011, la banque (hors Chaix), qui couvre les départements de la Corse, du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, revendique avoir engrangé 10% de clients nouveaux auprès des entreprises (au nombre de 2 070 avec un chiffre d'affaires supérieur à 3 M€). Et parmi la clientèle "entreprises et professionnels", elle estime le taux d'actifs entre 68 et 70%.

Et que l'on se le dise : elle a joué pleinement son rôle de soutien à l'économie locale : la croissance de l'encours total des crédits s'établit à 7%. Pour un total d'un peu plus de 3 mds€ injectés dans la région dont 692 M€ en prêts aux professionnels et entreprises (entre +4 et +5%). Et un peu plus de 2 mds€ en octrois immobiliers (+10,8%).

Si la BPPC a pu maintenir son niveau de prêts, c'est parce que "notre objectif n'est pas de maximiser les profits", explique Christian du Payrat. La banque coopérative appartient à ses 68 200 sociétaires (fin décembre 2011, dont 55% de clients sociétaires), en augmentation de plus de 5%, lesquels sont garants de ses fonds propres. "Nous faisons appel à nos sociétaires pour augmenter le capital social et nous mettons en réserve chaque année autour de 10M€".

Hors la banque Chaix, elle a réalisé un PNB de 141,9 M€ (+3%) et un résultat net de 26,9 M€ (+3,66%). Elle a amélioré son coût du risque (-8,2 M€ à -7,8M€). Une ligne dans les comptes de résultat sur laquelle on ne s'attarde souvent pas alors qu'il est déterminant puisqu'il "mange" le résultat net. "La moyenne du coût du risque dans les banques se situe autour de 0,5% et de 0,75% en temps de crise. Nous sommes à 0,2%, ce qui est considéré comme un taux très bas", poursuit Philippe Gassend. Un coût du risque mesuré qui est aussi le fruit d'une stratégie de clientèle sélective.

Si on intègre le réseau Chaix, l'ensemble (245 000 clients sur 7 départements ; 158 agences et 1 400 employés) affiche un PNB de 199,9 M€, un résultat net de 31,2 M€ (+46% p/r à 2010) et un ratio de solvabilité de 12,5% (contre 10,8% l'an passé). Historiquement de dépôt, la banque vauclusienne présente un coût du risque beaucoup plus élevé, résultat de son ouverture à l'activité de prêts, qui s'est réalisée dans un premier temps, "un peu au tout venant".

En 2014, la BPPC prendra possession de ses nouveaux murs au sein d'un immeuble nouvellement construit avenue du Prado, non loin de l'hôpital Saint Joseph : un bâtiment en forme de T d'une surface totale de 11 500 m2 sur 8 et 5 étages (bâtiment en T) et d'une capacité de 600 personnes. Le chantier démarrera une fois les recours apurés. Un investissement entre "30 et 40 M€".


A.D

Photo : Christian du PAYRAT et Michel HILLMEYER, respectivement directeur général et président de la Banque Populaire Provençale et Corse (de gauche à droite)

© BPPC

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