CEPAC : "En 2012, nous avons prêté pour près de 3 Mds ? "

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Alain Lacroix, président de la CEPAC, a présenté les résultats de l?année 2012, entouré par l?ensemble du directoire* reconduit pour 5 ans lors du Conseil d?orientation et de surveillance du 2 avril. Comme chaque année, la banque, dont le périmètre couvre les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, les deux départements alpins, la Corse, La Réunion, la Guadeloupe et la Martinique, a insisté sur son rôle d?accompagnement de l?économie locale.


Bonnes performances, reins solides, assise financière accumulée d'année en année, résume Alain Lacroix pour présenter les résultats de la première première banque régionale en terme de PNB (équivalent du chiffre d'affaires). La CEPAC a donc réalisé en 2012 un produit net bancaire de 580 M€ (contre 566 millions en 2011) pour un résultat net de 120 M€. Des résultats qui lui permettent d'afficher "les reins solides" puisque ses fonds propres sont en croissance (2,34 Mds € contre 2,27 milliards en 2011) et son ratio de solvabilité, qui traduit le rapport en fonds propres que chaque banque doit détenir en fonction du niveau de ses engagements, est de 17 % soit un niveau bien au-delà (deux fois la norme) de ce qu'exigent les règles prudentielles Bâle III. Mieux, elle affiche un coefficient d'exploitation de 60 %, indicateur clé pour évaluer son organisation et sa marge de fonctionnement (schématiquement, pour réaliser 100 de chiffre d'affaires, elle a besoin de 60 en charges). Elle serait ainsi l'une des plus efficaces du réseau. C'est dire si la banque régionale dispose d'une capacité à investir et à prêter !

"En 2012, nous avons prêté pour près de 3 Mds € ce qui a accru nos dépôts de 7 % qui atteignent 14,2 Mds €"(contre 13,3 milliards d'encours en 2011, ndlr), poursuit Alain Lacroix. Le tout, dans un contexte peu porteur pour ne pas dire anxiogène. La banque affiche une progression des encours de crédits aux professionnels (artisans-commerçants et professions libérales, auprès desquels elle a amélioré ses positions : + 3 288 nouveaux clients en 2012) et aux entreprises de 16 %. Pour servir quels projets ? C'est inquiétant puisque l'essentiel des demandes de crédits n'a pas porté sur l'outil de production ou l'augmentation des capacités d'investissement, résume en substance Sébastien Didier, directeur du pôle Banque de développement régional.

Nulle surprise suite au relèvement des plafonds, l'épargne a augmenté et il est donc normal dans ces conditions que l'inventeur et "propriétaire virtuel du Livret A" en récupère une partie de l'usufruit : les dépôts confiés par ses clients atteignent 26,2 Mds € (+7 % p/r à 2011). Et les encours de l'épargne réglementée ont progressé de 10 % dont 426 M€ collectés sur les livrets A et LDD. La CEPAC, qui revendique une part de marché en crédit immobilier de 15,9%, affirme avoir financé 1 crédit immobilier sur 5 sur son territoire (dans un marché en retrait de 30 à 35%) et avoir contribué à hauteur de 50 % au financement des chèques "premier logement" (soit 65 M€) de la ville de Marseille.


"Nous avons innové en matière de prévoyance avec la mise en place en début d'année de contrats pour le locataire qui affiche déjà 1 500 souscrits", ajoute Alain Fabre, directeur du pôle détail. Ce qui n'est pas en soi très rassurant. Reconnue pour avoir inventé le livret d'épargne, elle n'en est pas moins une banque qui sait à qui parler : elle a déployé sur son territoire 4 espaces banque privée pour ses clients disposant de plus d'un million d'euros d'actifs financiers (71 000 en gestion patrimoniale et 25 000 en gestion privée) et en prévoit 4 autres cette année. "C'est notre facteur différenciant", précise le président. Une tendance à compartimenter qui se retrouve néanmoins chez d'autres banques françaises.

Enfin, la CEPAC en tant qu'investisseur local : 435 M€ aux entreprises, 330 M€ au secteur public territorial, 200 M€ engagés dans le logement social, 175 M€ pour les professionnels de l'immobilier, 50 M€ pour l'ESS. Sur le dossier des Voûtes de la Major, où doivent être réalisés 7 500 m2 GLA de commerces, passées dans le giron de la CEPAC via Midi Patrimoine (c.f : http://marseille.latribune.fr/Actualites/-Marseille-La-Caisse-d-epargne-Provence-Alpes-Corse-acquiert-les-Voutes-de-la-Major_1007.html), une foncière de la banque mutualiste, la commercialisation atteint 40-41 %, précise Sébastien Didier, qui évoque une négociation avec une enseigne pour l'heure installée uniquement à Paris. En novembre, Éric Foillard, propriétaire minoritaire de la SAS La Cathédrale Sainte-Marie de la Majeure aux côtés de la société LS3C, nous faisait état de 50 % des surfaces louées et d'un investissement de 25 M€ au total.

Adeline DESCAMPS

 Photo : Alain Lacroix, président du directoire de la CEPAC, entouré de son directoire.

*DIRECTOIRE :
Alain Lacroix - président
Jacques Derégnaucourt - directeur du pôle Finances
Serge Derick - directeur du pôle Ressources
Sébastien Didier - directeur du pôle Banque de développement régional
Alain Fabre - directeur du pôle Banque de détail

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