Comment Wever trace sa route

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La start-up installée à Sophia-Antipolis et spécialisée dans le covoiturage communautaire sur trajets courts, se voir ouvrir grand les portes du développement par Vinci, chez qui elle est incubée. De quoi séduire Blablacar ?

Wever, "c'est une autre approche du covoiturage, qui met en relation des passagers avec des conducteurs ayant des itinéraires en commun, surtout lorsque les transports en commun ne sont pas adaptés parce que les horaires ne correspondent pas, parce que la desserte ne s'effectue pas, ou qu'elle est saturée..." explique Thomas Côte, co-fondateur et dirigeant de la start-up née en juin dernier à Sophia-Antipolis, et désormais premier membre de l'accélérateur développé par Vinci Autoroutes à Mandelieu (06), le groupe disposant de la société Escota qui gère l'autoroute A8. Une accélération qui semble bien porter son nom puisque Wever est déjà en discussion avec un groupe pétrolier, intéressé par l'achat de son application et la possibilité de transformer les cartes carburant en incentives.

Levée de fonds

Wever c'est deux options : une application gratuite qui permet de mettre en relation les passagers avec les conducteurs et une offre payante destinée aux entreprises et collectivités qui comprend des infos sur le trafic, des points de rencontre covoiturage, des possibilités de communication entre les utilisateurs et une personnalisation possible.
Depuis le 7 octobre dernier et le lancement officiel de l'application Wever dans les Alpes-Maritimes, 500 comptes ont été créés, un premier résultat particulièrement prometteur pour la jeune pousse qui espère déployer son service au niveau national dès 2016 avant de viser l'Europe et le Maghreb. Wever table pour cela sur une levée de fonds comprise entre 700 K€ à 1 M€.

Grand frère

Épaulé par Vinci qui accompagne la start-up en lui mettant à disposition expert et base de données, Wever devrait pouvoir rencontrer le grand frère en la matière, le géant du co-voiturage Blablacar. "Nous sommes assez complémentaires" souligne Thomas Côte qui conserve pour autant la tête froide. "Le marché du co-voiturage de proximité est en train de naître". Offrant une multitude de possibilités...

Laurence BOTTERO
Crédit photo : WEVER

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