Conjoncture : En attendant l'embellie...

 |   |  521  mots
Le secteur touristique est mécontent de ses résultats mais conforte PACA à la première place au niveau national pour l'accueil des touristes durant la période estivale. Le chômage est à la hausse, mais la dernière note de conjoncture produite par la Banque de France montre que l'économie régionale n'a pas que des perspectives sombres?En attendant, le bilan économique estival est plutôt contrasté.


Contrasté, tout comme la météo d'ailleurs. Et c'est bien là un des éléments qui cause le mécontentement des professionnels du tourisme. Le soleil a joué à cache-cache et la pluie s'est invitée plus régulièrement qu'habituellement. Résultat : l'hôtellerie de plein air et les activités de loisirs en montagne s'en trouvent impactés. Sur le littoral, ce sont plutôt les nouvelles modes de consommation des touristes qui ont modifié la donne. Le budget consacré aux vacances est en baisse tout comme la durée des séjours. En cause : un pouvoir d'achat en berne, sans négliger les "bons plans" que le touriste n'hésite plus a rechercher. Ainsi, 70 % des ventes réalisées en juillet en France l'ont été grâce à des promotions, ce qui induit un chiffre d'affaires en baisse pour 42 % des professionnels régionaux. Heureusement, la clientèle étrangère continue d'apprécier les côtes méditerranéennes. Les Allemands, les Belges et nos voisins transalpins ont répondu présents et ce, de façon identique aux années précédentes. Ils viennent de surcroît de plus loin. Une bouffée d'oxygène bienvenue.


Un marché du travail secoué

Du côté de l'emploi, les nouvelles estivales n'ont pas été bonnes. Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 0,8 % par rapport au mois de juin si on considère uniquement la catégorie A (les sans emplois) soit + 5,7 % en un an. Par départements, les Alpes-Maritimes, le Vaucluse et le Var accusent tous une hausse de  1 %, suivis par les Bouches-du-Rhône (+ 0,7 %), les Alpes de Haute-Provence et les Hautes-Alpes affichant + 0,1 %. En incluant les catégories B et C (demandeurs d'emploi ayant une activité réduite courte et ceux ayant une activité réduite longue) le nombre de demandeurs d'emploi augmente de 1,9 %. Au total, le bataillon des catégories A, B et C s'est étoffé de 4 846 personnes supplémentaires, en croissance de 1,1 % par rapport à juin dernier et de 5,2 % en une année. Le département le plus impacté reste celui des Hautes-Alpes avec +1,9 % par rapport au mois de juin.


L'industrie, toujours locomotive

Ce n'est pas une surprise - les données de la Banque de France le confirment -, l'industrie continue de tirer l'économie régionale, grâce notamment aux secteurs agroalimentaire et microélectronique. Les effectifs ont même été renforcés par le recours à la main d'œuvre intérimaire pour pallier les pics d'activité. Production haussière également pour les activités de fabrication de denrées alimentaires et de boissons. la confiance est également de mise pour l'industrie pharmaceutique, dont les carnets sont correctement garnis et les prévisions pour les prochaines semaines, plus optimistes. Le travail du bois, l'industrie du papier et l'imprimerie ont en revanche vu la production se replier. Les carnets restent faiblement garnis et l'activité pourrait connaître un nouveau repli. Les filières du transport, de la logistique, de l'ingénierie et de la publicité s'orientent, elles, à la hausse. Un bilan vraiment contrasté...


Laurence Bottero

Photo : L'industrie continue de tirer l'économie régionale, grâce notamment au secteur agroalimentaire.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :