Continentale nutrition : Trop cher pour les candidats à la reprise ?

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Une entreprise de logistique souhaite racheter le site de Continentale nutrition à Vedène. Son plan de relance prévoit l?embauche de l?intégralité des anciens salariés. Mais les négociations sur le montant du prix de vente freinent les démarches.


Nouveau rebondissement autour de l'avenir de l'usine de Vedène de Continentale Nutrition, dont l'annonce de fermeture date de septembre 2011 et est effective depuis le début de l'année, condamnant une centaine de "contis" au non emploi.

Le spécialiste de l'alimentation pour animaux domestiques basé dans le Pas-de-Calais (C.A de 300 M€), qui emploie quelque 700 personnes, fait valoir des difficultés financières. Il a annoncé dernièrement avoir ouvert son capital (à hauteur de 49%) à deux fonds d'investissement apportant 19 M€ de trésorerie.

Une entreprise française de logistique industrielle, qui préfère garder l'anonymat le temps des négociations, a présenté en Préfecture du Vaucluse, un plan de relance du site. La proposition du repreneur est prometteuse : son projet prévoit l'embauche de 120 à 150 salariés, soit l'intégralité du personnel, accompagnée de créations d'emplois.

Mais la prudence reste de mise pour Taieb Hallal, délégué CGT du personnel, qui organise la surveillance du site depuis plus de 260 jours : "le plus gros frein à ce rachat reste le prix de vente fixé par la direction du groupe à savoir 4,6 M€, soit le double du prix du marché".

Les salariés ont longtemps reproché à leur ancienne direction de ne pas donner un prix de vente pour bloquer une éventuelle reprise. Alors qu'elle s'y était engagée lors d'une première table ronde le 5 mars dernier.


Pour l'heure, Vaucluse Développement, agence de développement économique créée par le Conseil général du Vaucluse en charge de trouver des candidats au rachat, n'écarte donc aucune piste. D'autres entreprises se seraient manifestées. Et d'autres projets sont également évoqués comme la création d'une pépinière d'entreprises. Continentale nutrition occupe en effet 7,7 hectares dont des terres classées en zone agricole. La prochaine étape va donc consister à modifier le PLU afin d'optimiser au mieux cette surface.

Pauline Pratelli-Ruggiero

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