Contrats de génération : Objectif de 40 000 en 2015 grâce à la conférence sociale

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Le ministre du Travail François Rebsamen compte sur les nouvelles mesures annoncées par François Hollande lors de la conférence sociale pour étendre le nombre de contrats de génération. Le président a déclaré qu'il étendrait le dispositif à l'embauche simultanée d'un jeune et d'un senior.

Le ministre du Travail compte sur les nouvelles mesures annoncées par François Hollande lors de la conférence sociale pour étendre le nombre de contrats de génération. Le président a déclaré qu'il étendrait le dispositif à l'embauche simultanée d'un jeune et d'un senior.

Le ministre du Travail s'est fixé jeudi l'objectif de 40 000 contrats de génération pour l'année 2015 lors d'une audition par la commission des affaires sociales du Sénat. "Il s'agit d'un objectif pour la seule année 2015", a confirmé à l'AFP le ministère du Travail.

Pour l'instant, le contrat de génération donne droit à une aide annuelle de 4 000 euros, pendant trois ans maximum, aux entreprises de moins de 300 salariés qui embauchent un jeune de moins de 26 ans en CDI tout en maintenant un senior de plus de 57 ans dans l'emploi. Seules 29 000 demandes d'aides ont été enregistrées depuis le lancement du dispositif en mars 2013, contre un objectif de 75 000.


Boosté par les mesures de la conférence sociale

Le ministre a précisé que l'objectif prenait en compte "les aménagements prévus du contrat" de génération annoncés à la conférence sociale en début de semaine, a assuré à l'AFP la sénatrice socialiste Anne Emery-Dumas, à qui François Rebsamen répondait lorsqu'il a annoncé l'objectif. Le président François Hollande a annoncé lundi qu'il étendrait le dispositif à l'embauche simultanée d'un jeune et d'un senior. Dans ce nouveau cas de figure, l'aide sera doublée, passant ainsi à 8 000 euros.


Un dispositif au succès modeste

Dispositif phare de la politique de l'emploi du gouvernement , ce dispositif n'a, à ce jour, pas rencontré le succès escompté: seules 29.000 demandes d'aides ont été enregistrées depuis son lancement en mars 2013, bien loin de l'objectif de 75.000 en 2013 et de 500.000 sur le quinquennat. En janvier Michel Sapin, alors ministre du Travail, a donc décidé de donner des instructions aux préfets et directeurs régionaux de l'administration du Travail afin de pénaliser les entreprises n'ayant pas entamé les démarches. Les entreprises de 300 salariés et plus sont en effet tenues, sous peine de sanctions financières, "à négocier un accord collectif ou à définir un plan d'actions comprenant des objectifs chiffrés d'emplois de jeunes et de seniors", statue le site de Pôle emploi.

Latribune.fr

Photo : Seules 29 000 demandes d'aides ont été enregistrées depuis le lancement du dispositif en mars 2013, contre un objectif de 75 000.

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