Crédit Agricole Alpes-Provence : "Une très bonne année"

 |   |  686  mots
Le Crédit Agricole Alpes-Provence a soutenu 150 projets et injecté 1,6 Md ? dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et des Hautes-Alpes. Une zone sur laquelle elle revendique un portefeuille de 683 000 clients dont 30 500 nouveaux chalands.


"Sommes nous solide ? À quoi servons nous ? Quel regard portons-nous sur l'avenir du territoire ?". Direct, net et concis, Marc Pouzet, le président du directoire du Crédit Agricole Alpes Provence, anticipe sur les questions qui, de façon sous jacente, alimentent la rubrique "banques en accusation" dans les médias. Et il le fait, encadré par Thierry Pomaret, directeur général, et Serge Magdeleine, directeur général adjoint, dans l'enceinte du Musée Regards de Provence (succès au passage : 20 000 entrées depuis l'ouverture), lieu choisi pour la conférence de presse annuelle, et dont il est partenaire.

Résolument optimiste, le Crédit Agricole Alpes-Provence. "Dans un environnement que certains considèrent déprimé, on a de bonnes nouvelles. On vit une période de mutation certes mais qui est porteuse d'une nouvelle organisation", amorce le président du directoire, qui préfère retenir du mot crise son sens grec (non pas celle de la dette grecque mais de son étymologie !). "La région a des atouts considérables. Nous avons 1000 raisons d'avoir confiance en l'avenir. La diversification du tissu économique sert d'amortisseur à la crise. On a un espace naturel envié. Il faut garder raison et être en empathie avec notre territoire".

Le territoire du Crédit Agricole Alpes-Provence, ce sont les départements des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et des Hautes-Alpes. Une zone sur laquelle la caisse régionale revendique un portefeuille de 683 000 clients dont 35 000 professionnels et entreprises (847 sociétés de plus de 2 M€). "Nous avons réalisé une très bonne année 2012, notamment en lien avec la bonne conjoncture du secteur agricole". Et en 2012, "30 500 nouveaux clients nous ont fait confiance confortant notre place de leader sur le territoire".

Pourtant, la banque a subi une contraction de 5,4 % de son produit net bancaire consolidé en 2012, à 411,3 M€, tandis que son résultat brut d'exploitation chutait de 19,1 % pour s'établir à 158 M€. Toutefois, son résultat net s'est amélioré de 72,5 M€ en 2011 à 80,6 M€ en 2012. La banque affiche des fonds propres de 2 Mds € et revendique un ratio de solvabilité (indicateur qui permet de s'assurer que le niveau des fonds propres d'une banque est suffisant pour couvrir le risque global de crédit) de 20,2% en 2012 (selon les exigences réglementaires de Bâle II). Elle présente par ailleurs un coût du risque en recul et notamment du taux de créances douteuses et litigieuses (3,23 % des encours avec un taux de couverture global de 71,4 %) : "nous recueillons aujourd'hui le fruit des efforts entrepris dans l'organisation et le fonctionnement (provisionnement des risques futurs , ndlr) et du travail de nos équipes en terme d'anticipation sur les situations difficiles de nos clients", commente le président de la caisse régionale.


Pour qu'une banque puisse prêter, il faut qu'elle puisse collecter mais ce n'est pas parce qu'elle a collecté plus qu'elle prête plus. Et en l'occurrence, les encours de collecte ont progressé de 3,7 % à 16,4 Mds € (685 M€ collectés en 2012) mais ceux du crédit ont baissé de 0,8 % à 11,23 Mds €. "Or, pour faire du vin, il faut du raisin. Pour faire du crédit, il faut de la liquidité. Aujourd'hui, quand le client place, cela rentre et sort aussitôt. L'assurance-vie finance le déficit public et les livrets A sont affectés à la Caisse des Dépôts". Pour compléter, les banques sont censées conserver 35 % du montant des dépôts et en échange, accorder plus facilement des crédits aux entreprises. Néanmoins, affirme Marc Pouzet, "nous avons soutenu 150 projets et injecté 1,6 Md € sur le territoire". Dont, précise Serge Magdeleine, "464 M€ pour les entreprises (+3 %) et 913 M€ en crédit habitat (-27 %) dans un marché en recul de 30 à 35 %".

Bonne année sur le plan agricole, pourquoi ? "Il y a eu quelques années où l'on a beaucoup prêté pour des restructurations et au titre des calamités naturelles. On a peut-être prêté moins (82 M€, ndlr) mais pour de l'investissement productif. 2013 devrait être aussi une très bonne année".

A.D

Photo : Marc Pouzet, le président du directoire du Crédit Agricole Alpes Provence et Thierry Pomaret, directeur général.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :