DCNS lancée dans la course à la croissance à deux chiffres

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Le groupe vient de présenter des résultats en croissance de 14 %. Soit un chiffre d'affaires de 3,36 Md?. Après avoir remporté le contrat d'entretien des chasseurs de mines de la Marine nationale basés à Brest et Toulon en janvier, il inaugure sa plate-forme d'intégration du système de combat des futurs sous-marins conventionnels du Brésil à Saint-Mandrier.

3,36 Md€. Après avoir remporté le contrat d'entretien des chasseurs de mines de la Marine nationale basés à Brest et Toulon en janvier, il inaugure sa plate-forme d'intégration du système de combat des futurs sous-marins conventionnels du Brésil à Saint-Mandrier.


"Depuis le lancement de notre stratégie championship, programme qui vise à sortir le groupe de sa culture centrée sur la Marine nationale pour l'ouvrir aux commandes publiques et à l'international, nous avons réalisé une croissance de 40 % de notre activité (en 4 ans, NDLR)", commente le P.d-g du groupe DCNS Patrick Boissier dans un communiqué à l'occasion de la publication de ses résultats annuels. En 2013, le groupe, qui possède deux sites à Toulon, dont une base navale chargée du maitien en condition opérationnelle des sous-marins nucléaires d'attaque, du porte-avions Charles de Gaulle et des bâtiments de surface, affiche un chiffre d'affaires de 3,36 Md€ (contre 2,93 milliards en 2012). Une croissance qui résulte de l'exécution de programmes industriels tant pour la France (frégates FREMM, sous-marins Barracuda et maintenance de la flotte de navires de premier rang de la Marine nationale) que pour l'international (notamment Brésil, Inde, Malaisie et Maroc).

Rentabilité pas au rendez-vous

Pour autant, le groupe, encore détenu par l'État à hauteur de 64 % aux côtés de Thalès, accuse un recul de son résultat opérationnel (166 M€ en 2013, soit 5 % du CA, contre 209 M€ en 2012, soit 7,1 % du CA). "Malgré la bonne tenue de notre cœur de métier (le naval de défense, NDLR), d'importantes difficultés opérationnelles rencontrées dans le nucléaire civil ont remis en cause l'objectif de progression de notre rentabilité en 2013", justifie Patrick Boissier. Des mesures organisationnelles et industrielles ont été prises pour redresser dès 2014 la rentabilité de cette activité, fait valoir le groupe. Fin 2013, le carnet de commandes s'établissait à 13,22 Md€ (contre 14,46 milliards à fin 2012 et 14,8 milliards fin 2011), soit quatre années de visibilité. En 2013, il a engrangé 2,3 Md€ de commandes (contre 2,5 Md€ en 2012).

Entretien des 11 chasseurs de mines de la Marine nationale

DCNS a annoncé début janvier avoir remporté l'appel d'offres concernant l'entretien des 11 chasseurs de mines de la Marine nationale basés à Brest et à Toulon (chasseurs de mines tripartites Capricorne, Orion et Lyre). Ce contrat d'une durée de cinq ans, dont le montant n'a pas été communiqué mais qui est "important pour DCNS", précise la direction, concerne la maintenance de la plate-forme navale des navires ainsi que celle de leurs 35 poissons autopropulsés de lutte contre les mines.

DCNS a par ailleurs inauguré courant février sa plate-forme d'intégration des systèmes de combat pour les futurs sous-marins conventionnels brésiliens. Basée sur un site de la DGA à Saint-Mandrier. Après deux années d'essais, les équipements composant le système de combat seront envoyés au Brésil où ils seront installés à bord du sous-marin dans le chantier naval d'Itaguai près de Rio de Janeiro. D'ici à la fin de l'année 2015, une vingtaine de Brésiliens seront formés dans les domaines de la conception et de l'intégration des systèmes de combat. Le programme brésilien, animé pour la France par la DGA, couvre notamment la conception et la réalisation du transfert de technologie de quatre sous-marins conventionnels et d'infrastructures à terre. Dans ce cadre, DCNS apporte son expertise pour la définition de la base navale et des infrastructures nécessaires à la construction et à l'entretien des sous-marins. DCNS fournira également une assistance pour la conception de la partie non nucléaire du premier sous-marin à propulsion nucléaire brésilien.

Diversification dans la grande plaisance

Dans le cadre de la diversification de son activité, le groupe naval a noué en septembre 2012 un partenariat avec la société Other Angle yachting en vue de proposer une offre globale de maintenance et de réparation de navires de grande plaisance à Toulon. Les équipes sont actuellement mobilisées sur deux yachts, le White Rose of Drachs et le Zénobia, tous deux en arrêt technique sur la base navale de Toulon. Depuis septembre 2012, une quinzaine de méga-yachts ont été entretenus par les équipes de DCNS au sein de cette base et six à huit autres bâtiments sont attendus avant l'été. Cette activité, qui représente une niche au niveau du groupe, offrirait des perspectives intéressantes au site de Toulon.

CA de 5 milliards d'ici 2020

Le groupe, qui emploie 13 648 ETP dont 12 924 en France et 3 200 dans le Var, vise un CA de 5 milliards d'ici 2020. "Notre priorité demeure plus que jamais l'amélioration de notre performance afin de faire jouer notre potentiel de développement dans le naval de défense à l'international et l'énergie", indique le P.d-g.

Ch.HENRY

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