Filière navale : Objectif compétitivité

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La région Provence-Alpes-Côte d'Azur s'est dotée mardi 27 mai dernier, au Palais du Commerce et de la Mer de Toulon, d'un comité stratégique de filière sur les activités navales. L'objectif est de renforcer la compétitivité de cette filière qui représente près de 10 000 emplois en PACA.

Instaurés dans le cadre des États généraux de l'Industrie et réaffirmés par le Conseil national de l'industrie, les comités stratégiques de filière (CSF) ont pour ambition de renforcer la compétitivité des filières, notamment par la construction d'une relation durable entre les différents acteurs. Le CSF régional sur les activités navales de la région PACA "est issu d'une volonté conjointe de l'État, du Conseil régional et des acteurs régionaux (collectivités locales, chambres consulaires, organisations syndicales, entreprises, fédérations, pôles de compétitivité, laboratoires de recherche etc...) de simplifier la gouvernance et de mieux fédérer l'ensemble des forces vives de la région autour d'une même vision stratégique", explique Mireille Peirano, vice-présidente du Conseil régional déléguée à la mer, à la pêche, au littoral, à l'agriculture et à la forêt. "Concrètement, le comité a prévu de se réunir tous les mois pour travailler sur les différents secteurs pré-identifiés, à savoir les activités sous-marines, le navire écologique, les travaux sur navires, la déconstruction des navires et l'éolien flottant, poursuit-elle. Il n'y a pas de budget spécifique dédié au financement de projets collaboratifs mais chaque acteur peut venir en appui financièrement avec les outils et les budgets dont il dispose par ailleurs."

13 éoliennes flottantes

Trois projets structurants en Paca, représentatifs de ce qu'une collaboration entre acteurs privés et publics peut générer, ont été présentés à l'occasion de cette réunion d'installation. La création du Technopôle de la mer à Ollioules, dans l'agglomération Toulon Provence Méditerranée, doit voir la locomotive DCNS déménager dès 2016, qui s'accompagnera de certains sous-traitants et du pôle de compétitivité Mer Méditerranée. L'objectif est d'en faire le premier technopôle en Europe axé sur la sécurité-sûreté maritime et le développement durable de la mer et du littoral reposant sur les hautes technologies marines et sous-marines. Une partie de l'avenir de l'éolien offshore flottant est par ailleurs en train de s'écrire à Fos-sur-Mer, où un prototype grandeur nature d'éolienne flottante à axe vertical est en cours de construction dans le cadre du projet Vertiwind, emmené par un consortium composé de Nénuphar, Technip et EDF EN et co-labellisé par le Pôle Mer Méditerranée et Cap Energies. À l'horizon 2017, un parc de 13 éoliennes d'une puissance totale de 26 MW devrait ainsi voir le jour à 23 km des côtes. Enfin, un projet de site pour la déconstruction navale porté par la Région pourrait voir le jour près de la zone industrialo-portuaire de Fos ou à la Seyne-sur-Mer, près du pôle naval de Toulon.

Filière stratégique pour la région

Les activités navales sont particulièrement importantes pour PACA, qui se situe au 3e rang des régions françaises (derrière les Pays de la Loire et la Bretagne) pour la construction (navale et plaisance), avec avec plus de 4 600 emplois et première région pour la réparation navale avec 12 chantiers navals et 1 634 emplois, soit 35 % des emplois en France. Dans le domaine sous-marin, la région concentre plus de 65 entreprises et 22 organismes de recherche et de formation, soit 1 000 chercheurs et plus de 4 000 emplois directs.


C.HENRY


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