Frédéric Lefebvre revoit les règles des concessions de plage

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Le secrétaire d?État en charge du Commerce et du Tourisme est venu annoncer à Cagnes-sur-Mer des mesures simplifiant l?utilisation des plages par les professionnels.

Il y a ceux qui n'ont pas encore été démolis et ceux qui ont été reconstruits illico, ceux qui ouvrent à l'année et ceux que l'on démonte tous les six mois. De façon évidente, le décret de 2006 qui renouvelait les règles des concessions de plage a créé des disparités entre les établissements de la côte méditerranéenne.

En visite à Cagnes-sur-Mer le 26 août dernier, Frédéric Lefebvre a invoqué le "bon sens" et la "cohérence" pour pallier des situations jugées iniques par les professionnels et les élus, réunis en table ronde autour du secrétaire d'État en charge (entre autres) du commerce et du tourisme.

Le décret de 2006 limite l'utilisation commerciale des plages à 20% de leur linéaire et oblige les concessionnaires à construire des établissements qu'ils doivent démonter après chaque saison estivale. Une dérogation a ensuite été accordée aux communes dites touristiques : dans ces dernières, les établissements de plage peuvent rester ouverts toute l'année.

"Les restaurants de plage cannois peuvent ouvrir toute l'année alors que ceux de Mandelieu ou de Théoule ferment !", pointe le président du Conseil général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti. "Sur une même plage, que se partagent deux communes, les établissements démontent d'un côté alors qu'ils ne bougent pas de l'autre !", ajoute le député UMP Lionnel Luca. René Colomban, le président national de la Fédération des plages restaurants, dénonce de son côté une fausse mesure écolo : "Nous sommes d'accord pour rendre le littoral comme on nous l'a prêté, au terme de la concession, mais il n'est pas raisonnable de déplacer deux fois par an de gros camions pour démonter nos baraques !".

Frédéric Lefebvre a assuré qu'un nouveau décret était en cours de validation. Si ses recommandations sont suivies, comme il le pense, les établissements de plage des villes voisines des communes touristiques pourront eux aussi rester ouverts à l'année et n'auront plus besoin de démonter leurs constructions avant la fin de la concession qui leur a été accordée. Certains établissements emblématiques pourraient en outre bénéficier de dispositions particulières, dès lors que leur intérêt est reconnu par une commission ad hoc.
Des propositions qui ont ravi les participants à la table ronde.


C.G


http://www.tourisme.gouv.fr/territoires/littoral/plages.php

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