French Tech : Aix-Marseille, c'est parti

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C?est à l?occasion de la World Smart Week, qui se tenait au Pharo à Marseille du 22 au 25 septembre 2014, que Aix-Marseille a présenté officiellement sa candidature au label national ?French Tech?. Courant de l?automne, un avis devrait être donné sur sa candidature. S?ensuivra une phase d?expérimentation d?un an pour valider l?obtention du label.

C'est à l'occasion de la World Smart Week, qui se tenait au Pharo à Marseille du 22 au 25 septembre 2014, que Aix-Marseille a présenté officiellement sa candidature au label national "French Tech". Courant de l'automne, un avis devrait être donné sur sa candidature. S'ensuivra une phase d'expérimentation d'un an pour confirmation de l'obtention du label. 


Ils étaient tous là, ils sont tous venus : la Communauté du Pays d'Aix (CPA), la ville d'Aix-en-Provence, la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), la ville de Marseille, pour les porteurs publics du projet ; les neuf projets d'accélérateurs privés et financiers pour la partie privée, et l'ensemble des institutions et associations intéressées par un projet qui ambitionne de doper l'économie digitale du territoire "pour en faire un hot spot sur l'arc méditerranéen à l'égal de Barcelone et de Tel Aviv."

Des atouts
Et les représentants des collectivités locales (Maryse Joissains, maire UMP de la Ville d'Aix-en Provence et présidente de la CPA, Guy Teissier, président UMP de MPM et Daniel Sperling, l'adjoint UMP au maire délégué à l'innovation et au développement par le numérique) de rappeler tour à tour les atouts du territoire : le poids de l'écosystème numérique local (40 000 salariés privés, 7 000 entreprises, un chiffre d'affaires de près de 8 Md€) ; une forte expertise, avec la présence de quelques poids lourds, sur les segments de la sécurité numérique (Gemalto), des contenus, du sans contact, du e-commerce, du e-tourisme (Voyage Privé) et de la production de contenus audiovisuels et multimédias ; des incubateurs numériques déjà existants, avec le pôle média de la Belle de Mai et les technopôles de Château-Gombert à Marseille et de l'Arbois à Aix-en-Provence.


Marseille pluggée

Il faudrait aussi rappeler la position géostratégique de Marseille, pluggée sur le réseau European Backbone Network et sur les réseaux sous-marins au carrefour d'échanges entre l'Afrique et l'Europe. Enfin, la candidature Aix-Marseille pourra mettre en exergue plusieurs réseaux d'entreprises : pôle de compétitivité mondial SCS, Arcsis (microélectronique), MedinSoft (logiciels et services), MobiSmart (mobilité), Primi (production de contenus) et un appareil de formation couvrant tous les segments de la filière : les composants (Centre microélectronique de Provence Georges-Charpak), les réseaux ( Telecom Paris Tech, Eurecom) ; l'informatique (École centrale Marseille, ESIL, Epitech, Polytechnique Marseille, IUT informatique d'Arles et d'Aix-en-Provence), le multimédia (Supinfocom Arles, Ingémédia).

 

200 M€

Faut-il rappeler de quoi il s'agit quand on parle de labellisation "Métropole French Tech". Le dispositif initié par le gouvernement vise à faire émerger un écosystème d'entreprises innovantes I&T, avec un fléchage budgétaire de quelque 200 M€ pour l'ensemble du territoire. Si le dossier de candidature est porté par les collectivités locales, le financement provient des Investissements d'avenir et sera injecté dans des accélérateurs privés, portés par de grandes entreprises du secteur, appelés "tech champions", porte-drapeaux appelés à porter ce que l'on appelle les "accélérateurs" privés, qui mettront à disposition des porteurs de projets tous les éléments nécessaires pour optimiser et raccourcir la phase de lancement d'une startup.

Couacs

Depuis le 19 mars, date à laquelle les quatre collectivités ont déposé (parmi les toutes premières en France) un dossier commun après la coexistence de plusieurs projets de part et d'autre pendant quelques mois, des réunions organisées sous la houlette de l'agence de développement économique locale Provence Promotion, se sont succédé pour aboutir ce 23 septembre 2014 à la présentation d'un dossier finalisé.

Les étapes à venir
Courant de l'automne, un avis devrait être donné sur les premières candidatures déposées. "S'ensuivra une phase d'expérimentation d'un an pour confirmation de l'obtention du label et de trois ans pour rester labellisé", a expliqué Marie-Christine Bouillet, directrice de la stratégie numérique pour la CPA et porte-parole des quatre collectivités sur ce dossier.

A.D


* La World Smart Week a accueilli 1 700 professionnels de 75 pays, lors de quatre conférences autour du sans contact, de l'Internet des objets, de l'identité électronique et de la sécurité numérique.


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