ITER : Jean-Marc Ayrault en visite très prochainement ?

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Les représentants ministériels des 7 membres d'ITER se sont réunis le 6 septembre à Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône) pour faire le point sur le programme dont l?enjeu est de tester à horizon 2050 la faisabilité scientifique et technique de la fusion nucléaire comme nouvelle source d?énergie. Une réunion initiée par Günther Oettinger, commissaire européen en charge de l'Énergie, en présence de Geneviève Fioraso. La ministre française de l'Enseignement supérieur et de la Recherche pourrait revenir prochainement, accompagnée cette fois...de Jean-Marc Ayrault. Un déplacement symbolique pour un gouvernement qui se doit de tenir des engagements en matière de réduction du nucléaire.

Les représentants ministériels des 7 membres d'ITER se sont réunis le 6 septembre à Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône) pour faire le point sur le programme dont l'enjeu est de tester à horizon 2050 la faisabilité scientifique et technique de la fusion nucléaire comme nouvelle source d'énergie. Une réunion initiée par Günther Oettinger, commissaire européen en charge de l'Énergie, en présence de Geneviève Fioraso. La ministre française de l'Enseignement supérieur et de la Recherche pourrait revenir prochainement, accompagnée cette fois...de Jean-Marc Ayrault. Un déplacement symbolique pour un gouvernement qui se doit de tenir des engagements en matière de réduction du nucléaire.

Lors de la réunion interministérielle entre les membres partenaires vendredi dernier sur le site du programme de recherche nucléaire à Saint-Paul-lez-Durance dans les Bouches-du-Rhône, Geneviève Fioraso, ministre de la recherche et de l'enseignement supérieur, qui y effectuait sa deuxième visite du chantier en quelques mois, a laissé entendre qu'elle serait sur le point de convaincre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, de venir visiter le chantier du programme de recherche ITER, en cours de construction. "Qui sait? dans quelques semaines ou quelques mois...".


Interprétation politique

Ce déplacement serait en effet symbolique pour un gouvernement qui se doit de tenir les engagements de François Hollande en matière de réduction du nucléaire en France (c'est-à-dire passer de 75% à 50% du bouquet énergétique). "C'est avant tout un projet pour trouver une nouvelle source d'énergie décarbonnée", reprend alors la ministre qui n'hésite pas à afficher son soutien à l'ensemble des activités du CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives). "Avec, cette fois une différence majeure au niveau des déchets produits, incomparablement moins radioactifs que ceux des réacteurs nucléaires à fission".
Quant à la tournure purement politique que pourrait prendre une telle visite, la ministre tranche en insistant sur la nécessité de "ne pas être dogmatique dans le domaine de l'énergie". Reste donc à savoir si le message est partagé. On se souvient en effet qu'en janvier dernier, à l'occasion de l'inauguration du siège de l'organisation internationale ITER, Geneviève Fioraso était venue seule. Une solitude assumée mais tout de même surprenante compte tenu des enjeux d'un projet dans lequel la France a déjà investi 1,1 milliard d'euros.


Damien FROSSARD

 Photo : Les représentants ministériels des 7 membres d'ITER se sont réunis le 6 septembre à Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône)

©DF

Dossier complet sur le programme ITER dans Méridien Mag (n°22 en kiosque le 13 septembre) avec notamment un entretien d'Osamu Motojima, directeur général d'Iter Organization.


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