L'accélérateur d'Allianz opte pour des start-up "connectées"

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Elles sont cinq et ont comme point commun, non seulement d'évoluer dans le secteur des objets connectés, mais surtout d'avoir le privilège d'intégrer l'accélérateur que l'assureur installe au sein de l'Allianz Riviera niçois.


C'est en février dernier qu'Allianz lançait un appel à candidatures afin de détecter, puis de choisir, les start-up qui auraient le privilège d'intégrer l'accélérateur que l'assureur installait dans le cœur même de son stade niçois, l'Allianz Riviera.
Deux mois plus tard, les heureuses lauréates ont été dévoilées. Et outre le fait d'être toutes dans le secteur des objets connectés et du big data, elles sont toutes une dimension plus ou moins "sportive". Ou dont on peut tout au moins en imaginer les applications. Sauf peut-être Investwall, plateforme collaborative dédiée à la finance qui vise à devenir un acteur international sur le marché des media sociaux financiers.

Rester connectés

Parmi les membres de cette première équipe, on trouve des pépites à tendance "informative". Ainsi LucieLabs et son bracelet intelligent LED connecté permet non seulement à la foule d'interagir avec l'événement, mais il facilite, de fait, d'autres services tels le paiement ou encore le contrôle à l'entrée. L'information, c'est aussi le domaine de SynchroNext, qui grâce à son partenariat avec le CNRS et l'INRIA développe un agent conversationnel, baptisé SynchroBot, basé sur une combinaison de web sémantique, traitement de la langue naturelle et big data et qui compte adresser autant les marchés BtoB que BtoC.

Esprit d'équipe

Bien plus "sportive", MyCoachFoot a déjà tracé son bonhomme de chemin puisque elle a déjà développé un portefeuille de clients mais surtout, cerise sur le gâteau non négligeable, elle est considérée par Early metrics, agence de notation... des start-up, comme l'une des trois pépites hexagonales les plus prometteuses. L'idée qu'elle développe est simple, mais encore fallait-il y penser. MyCochFoot est un logiciel capable de gérer toutes les statistiques nécessaires à un entraîneur de foot professionnel ou amateur pour ce qui concerne le calendrier de la saison, les matchs, les convocations, les buts, les cartons, les blessures... 4 000 équipes ont déjà été séduites, le tout en seulement deux ans... Il faut dire qu'avoir Hugo Lloris, le capitaine de l'équipe de France, comme actionnaire, ça permet de développer les bonnes idées. D'ailleurs la start-up niçoise prépare une levée de fonds supérieure à 1 M€.

Sur la route...

Lui aussi très avancée dans son développement, VuLog, éditeur de logiciels dédiés à l'auto-partage a une longue route toute derrière lui. Et une capacité à être visionnaire puisqu'il a vu le jour en 2006. Après s'être intéressée à l'auto-partage en ville, la petite entreprise adresse aussi le marché de l'auto-partage en entreprise. En 2013, elle levait 1,2 M€ et déployait ses services à l'étranger, notamment au Canada. La maturité du marché semble lui promettre une accélération dans sa croissance.
Toutes vont désormais intégrer le grand stade niçois et l'espace de 500 m2 qui leur est dédié avec vue plongeante sur la pelouse. Le programme débute en mai et il est prévu pour une durée de cinq mois. Parmi les financeurs et les investisseurs auxquels les jeunes entrepreneurs ont accès, se trouvent Bpifrance et Idinvest Partners. Ils auront également la possibilité de nouer un partenariat stratégique avec Allianz et/ou de tester leur innovation à l'international en s'appuyant pour cela sur le réseau mondial de l'assureur, présent dans 70 pays. La direction de ce nouvel outil, déployé en lien avec la Métropole Nice Côte d'Azur, revient à Sylvain Theveniaud, fortement engagé dans la candidature azuréenne au label French Tech...


Laurence BOTTERO
Crédit : Allianz

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