L'ire de Mohamed Laqhila contre le RSI

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Le président de l'Ordre des experts-comptables n'est pas content du tout des dysfonctionnements du RSI et ne se prive pas pour le dire haut et fort. Avec des propositions à la clé.

Double inscription impossible à régulariser ou a contrario inscription effective après plusieurs mois, envois de relances injustifiées, on prise en compte de certaines exonérations... voilà quelques-uns des dysfonctionnements relevés par l'Ordre des experts-comptables qui s'est même fendu d'un sondage auprès de la profession - alors en pleine période fiscale - pour prendre le pouls de la grogne et mesurer l'étendue des dégâts. Le retour des professionnels ne s'est pas fait attendre et c'est sur cette base que Mohamed Laqhila a décidé de mener campagne pour faire entendre la voix de ceux qui, au quotidien, affrontent les difficultés d'un système aux rouages mal huilés.

Appui du monde patronal

Surtout, ce sont les TPE et les PME de la région qui souffrent, les dysfonctionnements relevés entraînants des situations économiques compliquées.
C'est en tout cas ce que souligne le président Laqhila, soutenu par le président du Medef PACA, Jean-Luc Monteil et par le président de la CGPME PACA, Joël Martin, exemples à l'appui et propositions en main.

Réforme ?

"Dès 2009, j'avais déjà lancé une pétition visant à dénoncer les dysfonctionnements du RSI et alerté les autorités nationales de tutelle. Notre tissu entreprenarial est composé de 92 % de TPE qui réalisent 50 % de l'emploi. Ils sont principalement concernés. Je demande aujourd'hui que le RSI s'explique sur sa responsabilité mais surtout que des correspondants RSI soient dédiés à la profession pour gérer les cas les plus difficiles et qu'une réforme du dispositif dans son ensemble soit engagée. Car pour un artisan aujourd'hui, la voie la plus sûre pour se retrouver au RSA, c'est le RSI".

Surtout, Mohamed Laqhila demande à ce que l'établissement des bordereaux et le calcul des cotisations soient effectués par les experts-comptables eux-mêmes, leur évitant ainsi de se retrouver souvent "entre le marteau et l'enclume".
Une ire qui risque sans doute de faire tâche d'huile...

Laurence BOTTERO
Crédit photo : DR

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