LGV Paca : Le pays d ? Aubagne persiste et signe ?

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Le département l?a déjà prouvé. L?unité politique, au-delà des obédiences et des luttes partisanes, peut prévaloir quand il s?agit de grands projets structurants. Il le prouve à nouveau avec cette fronde commune d?élus du pays d?Aubagne contre la LGV.


L'opposition d'élus et d'habitants des communes d'Aubagne et de Cuges-les-Pins à la LGV Paca n'est pas nouvelle. Depuis le début, ils font valoir leurs craintes que celle-ci ne suscite un accroissement de nuisances et la perte de valeur de leurs biens. Réunis au sein du collectif "Tout Aubagne contre la LGV", ils martèlent leur désaccord autant de fois que possible au sein des instances de concertation qui se poursuivent jusqu'au 15 décembre. Rappelant que le choix du passage par le Pays d'Aubagne et de l'Étoile plutôt que par le Pays d'Aix ne relève pas de "l'utilité publique". Dès l'origine d'ailleurs, la majorité des élus locaux était opposée au choix du tracé, celui dite des Métropoles du Sud fait par le ministre en 2009.

Il faut dire que le Pays d'Aubagne et de l'Étoile est notamment concerné dans le dispositif LGV par le projet d'un long tunnel, dont le tracé reste encore à définir, mais qui paraît inévitable et qui pourrait bien déboucher là où il n'est pas le bienvenu.

Cette fois, les élus ont choisi de signer une lettre commune d'opposition au projet, transmise au préfet des Bouches-du-Rhône ainsi qu'aux financeurs des études.

Les maires d'Aubagne (Daniel Fontaine), de Cuges (Gilles Aicardi), de La Penne (Pierre Mingaud), de Roquefort La Bédoule (Jérôme Orgeas), de Gémenos (Roland Giberti), la présidente de l'Agglomération du pays d'Aubagne et de l'Etoile, Magali Giovannangeli, et le député de la 9ème circonscription de Marseille, Bernard Deflesselles, ont tenu à "réaffirmer unanimement et avec force notre opposition au tracé des Métropoles passant par Marseille, Aubagne et Toulon. Depuis le début, nous dénonçons ce tracé qui est le plus long, le plus cher et le plus destructeur pour les habitants, les entreprises et notre environnement. Tracé qui en outre peut mettre en péril les investissements du réseau TER indispensable à nos concitoyens."

Dans cette lettre, ils refusent également "en l'état les scénarios proposés par Réseau Ferré de France (RFF)" et demandent à l'État et aux collectivités financeurs du projet "de ne rien proposer, financer ou réaliser sans l'accord des élus et des habitants des territoires concernés".

Cette réaction épidermique intervient peu de temps après la fronde manifestée par les élus du Conseil général du Var, qui ont adopté à l'unanimité le 7 octobre dernier une motion sur le tracé LGV demandent à RFF de respecter à la lettre les engagements de l'État "par lesquels le maître d'ouvrage du projet doit utiliser les lignes et emprises existantes chaque fois que possible, ou en souterrain si nécessaire, afin de protéger les riverains, la biodiversité et les exploitations agricoles. Tout autre projet étant considéré comme inacceptable pour le Var".

A.D

Photo : Bernard Deflesselles, député de la 9ème circonscription de Marseille


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