La CCI régionale en crise

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Rien ne va plus au sein de la Chambre de commerce et d'industrie régionale présidée par Dominique Estève. Les dissensions entre le président et certains membres du bureau n'ont pas permis la tenue de l'AG prévue ce jeudi 29. Conséquence : si la crise n'est pas résolue, c'est la mise sous tutelle qui guette l'institution.

"5 mois pour rien". C'est comme cela que Dominique Estève résume la crise qui agite la Chambre de Commerce et d'Industrie régionale qu'il préside. 5 mois durant lesquels, certains des membres du bureau (les présidents des CCI territoriales, NDLR) ont fait en sorte que les Assemblée générales prévues le 26 novembre et ce 29 janvier ne puissent se tenir, demandant aux élus qu'ils président de bouder le rendez-vous, consacré au vote des budgets. La raison de cette ire non dissimulée ? Apparemment, essentiellement une mésentente entre le président régional et les présidents territoriaux.

Estève non démissionnaire

"Je ne suis pas démissionnaire" persiste Dominique Estève qui annonce vouloir convoquer une Assemblée générale extraordinaire dans les prochaines semaines, AG qui verra le renouvellement total des membres du bureau et qui doit "être l'occasion d'un débat transparent et d'une prise de conscience collective".

Kleynhoff monte au créneau

"J'ai honte". Voilà comme le président de la CCI Nice Côte d'Azur, Bernard Kleynhoff débute la lettre ouverte qu'il a fait parvenir à l'ensemble des élus de la CCIR PACA, lettre que Méridien Mag s'est procurée. "Nous utilisons peu les mots "entreprises" et "compétitivité du territoire" qui devraient être des rengaines pour les élus consulaires que nous devrions être". Et de poursuivre : "Un simple changement de président ne sera pas la solution pour que tout aille mieux".

Message brouillé

Surtout, la mésentente entre le président régional et les présidents territoriaux a déjà une conséquence non négligeable : les 1 600 collaborateurs de la CCIR PACA n'ont pu recevoir leur salaire en temps et en heure. S'il est difficile derrière l'expression "mésentente personnelle" d'y mettre des raisons tangibles, il semble bien que la lune de miel entre Dominique Estève et les présidents des CCI territoriales ne soit qu'un lointain souvenir. La personnalité du président régional ne fait, semble-t-il pas, non plus l'unanimité en dehors des instances consulaires. Reste qu'à l'heure où les entreprises souffrent et où le rôle des CCI est clairement mis sur la sellette, le message envoyé au monde entreprenarial est sinon brouillé, tout au moins incompréhensible. Il gomme surtout l'effet des actions concrètes menées sur le terrain, auprès des entreprises.

Laurence BOTTERO
Crédit photo : DR

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