La LEO devrait franchir un jour le Rhône

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La semaine dernière, le dossier de la liaison Est-Ouest (LEO), dont le sort des deux dernières tranches était conditionné à un effort financier de l?État, semble avancer. L?État a annoncé « un effort significatif ».


En début d'année, l'on se demandait si 2011 serait l'année de tous déblocages pour le Vaucluse... Voilà un desserrage de vis. Lors de sa dernière visite « au pays », le secrétaire d'État aux transports et député vauclusien Thierry Mariani s'était engagé à faire avancer sept dossiers d'aménagement en souffrance pour des raisons budgétaires. Le 28 janvier, à l'issue d'une réunion sur "l'avenir de la LEO" en préfecture d'Avignon, le représentant de l'État a annoncé que ce dernier consentait à augmenter sa participation financière de 27,5% à 33% pour les tranches 2 et 3, soit l'équivalent de 115 M€. Le projet, dont la première phase était inscrite au contrat de plan État-Région 2000-2006, avait franchi une première étape en octobre avec la livraison du tronçon central* reliant Courtine nord (Avignon) à l'Escapade au sud de Rognonas (5,2 km - coût : 127 M€), un pont routier au dessus de la Durance. Les deux autres tranches de la voie - la partie Est de la LEO (de l'A7 aux Amandiers) et sa partie Ouest (des Angles à l'A9), ce qui nécessite le franchissement du Rhône vers le Gard et l'A9 et un second pont sur la Durance en direction de l'A7- également bénéficiaires d'une Déclaration d'Utilité Publique en 2003, étaient en attente de financements. Le projet dans sa globalité (345 M€) est considéré par les collectivités locales comme un enjeu majeur d'aménagement pour désengorger l'agglomération coincée entre ses remparts, le Rhône et la Durance.
Toutes militent, depuis l'inauguration du premier tronçon, pour aller jusqu'au bout de ce qui avait été prévu : une "liaison incomplète ne peut pas jouer son rôle d'irrigation du territoire économique", répétait le président de la CCI. Le Conseil général, qui avait conditionné son apport financier au fait que les deux ponts enjambant la Durance soient construits en même temps, n'était d'ailleurs pas présent au moment de l'inauguration du premier tronçon. Reste à savoir si "l'effort significatif" de l'État sera suffisant, et si les collectivités vont confirmer voire augmenter leurs engagements. Le tout dans les délais : les DUP sont valables jusqu'en 2013.

A.D
*Le financement de cette section a été assuré par la région PACA (36%), l'État (33%), les départements des Bouches-du-Rhône (20%) et de Vaucluse (11%).

Photo : Le projet est évoqué depuis 1988. Et plus de deux décennies plus tard, seul un premier tronçon de 5,2 km a été réalisé.


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