La Socatri condamnée en appel pour pollution

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La Socatri, filiale d?Areva installée sur le site nucléaire du Tricastin, a été condamnée vendredi 30 septembre à 300 000? d?amende par la chambre correctionnelle de la cour d?appel de Nîmes pour ?déversement de substances toxiques?.

Dans la nuit du 7 au 8 juillet, 20 000 litres au moins d'effluents contenant plus de 74 kilos d'uranium avaient été rejetés accidentellement dans l'environnement par cette société de Bollène (Vaucluse), qui assure la maintenance et le démantèlement de matières nucléaires, ainsi que le traitement des effluents nucléaires et industriels des sociétés AREVA du Tricastin.

Des rivières et la nappe phréatique alentour avaient été contaminées à des valeurs supérieures aux normes admises par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Toutefois, la Cour d'appel juge qu'aucun "effet nuisible sur la santé (ni) aucun dommage sur la faune et la flore" n'a été relevé.

Dans cette affaire, des associations et des particuliers se sont portés partie civile. Accédant à leur demande, la cour a demandé à Socatri de verser 20 000€ à chacune des huit associations de défense de la nature (Greenpeace, Sortir du Nucléaire, Criirad...), et 10 000€, au moins, à neuf particuliers riverains du site.

En première instance, le tribunal de Carpentras avait condamné Socatri à 40 000€ d'amende, 8000€ pour les associations et 20 000€ pour les riverains qui s'étaient vu interdire la consommation de l'eau issue de la nappe phréatique. Cette pollution avait été classée au niveau 1 de l'échelle internationale des événements nucléaires qui en compte sept.

Thomas Tedesco


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