La colère du milieu économique monte

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Après le Collectif "Touche pas à mon port" qui se mobilise contre les grèves, les commerçants s?organisent pour ramasser les poubelles?


Assisterait-on à une grogne en mode inversé ? En réaction aux grèves aux causes multiples à Marseille, celle des grutiers et portiqueurs du terminal de Mourepiane, celle des agents des deux terminaux pétroliers de Fos et Lavéra contre la réforme portuaire, celle des agents du nettoiement pour le ramassage des ordures contre celle des retraites, les manifestations de colère montent du milieu économique. Il y a d'abord eu l'initiative en forme de coup de poing d'un collectif revendiquant 300 membres - entrepreneurs, salariés, retraités, groupements professionnels, associations - qui sous le slogan « touche pas à mon port », entend « défendre l'emploi de 3000 entreprises et de leurs 41 000 salariés ». « Le blocage du port a des conséquences désastreuses sur l'économie locale et nationale », a expliqué ce matin, Jean-Luc Chauvin, porte-parole du collectif et président de l'UPE13 qui a fait le point par secteurs d'activités. « Chaque jour de grève sur le Terminal à conteneurs de Mourepiane coûte 350 000 euros à la filière maritime, soit en 12 jours, un total de 4,2M€. Pour les industries pétrolières, le coût atteint 34 M€ après 21 jours de grève. Selon l'Union des industries chimiques, le préjudice est évalué à 550 M€.
Les conséquences sont également lourdes pour de nombreuses TPE /PME locales totalement bloquées depuis des mois, et dont les pertes se montent déjà plus de 40 M€, sans parler de l'image catastrophique donnée de notre territoire ».
L'initiative du collectif a été suivie par « un préavis de ras-le-bol » déposée la semaine dernière par la CGPME13.
Samedi matin, pour pallier le déficit des services, la fédération Marseille Centre et Terre de Commerces, regroupant les associations de commerçants des Bouches-du-Rhône, mettait la main à la patte pour procéder au ramassage des ordures dans les artères commerçantes. « Après avoir subi la crise de plein fouet, les commerçants sont touchés par une série noire qui plombe leur activité : détournements de navires de croisières suite au blocage du port, journées de grèves suite à la réforme des retraites, chute prévisible du chiffre d'affaires avec le départ de Ryanair. L'insalubrité insoutenable des rues commerçantes ne fait qu'aggraver l'impact économique des ces évènements », font-ils valoir. Dans les commerces, les pertes sont estimées à 4 M€.


A.D


Photo : Les terminaux sont toujours à l'arrêt. 65 navires et 4 barges sont actuellement bloqués.

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