La desserte de la Corse a gagné 173 977 passagers supplémentaires en 2010

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Tandis que le débat est toujours en cours sur la desserte de la Corse avec en arrière-plan, affrontement entre opérateurs et probablement une redistribution des cartes à venir, l?Observatoire régional des transports corse vient de publier les dernières statistiques pour 2010.

La Corse a enregistré un nouveau record de trafics passagers annuels (tous modes de transports confondus) avec + 2,4 % par rapport à l'année 2009, soit 173 977 passagers supplémentaires. La croissance a notamment profité aux compagnies aériennes low cost (+ 117 074 passagers), à Corsica Ferries (+ 105 792 passagers) et à Moby Lines (+ 103 391 passagers). Sur l'année, le trafic maritime passagers entre le continent et la Corse s'est établi à 4 657 802 passagers (+3%).
Corsica Ferries fait valoir pour sa part un trafic en augmentation de 4% avec près de 2,8 millions de passagers transportés l'an dernier entre le continent français/italien et la Corse (3,7 millions sur l'ensemble de ses lignes). C'est le port de Toulon, qui chez Corsica, enregistre la plus forte progression avec une croissance de près de 11% par rapport à 2009.
Inévitablement, les parts de marché captés par Corsica Ferries et Moby Lines ont été prises sur les deux compagnies historiques, la SNCM et La Méridionale, qui ont connu une baisse importante de trafic, cette année, entre Marseille et les ports corses (trafic en perte de 11% soit 91 431 passagers en moins). Un recul que l'exécutif du port de Marseille attribue à la fois aux difficultés de la SNCM mais aussi au différentiel de coût (droits de ports et coût de manutention) de l'ordre de 30% par rapport à Toulon. Si les compagnies basées à Toulon grignotent de plus en plus de parts de marché, mathématiquement parlant, le port en profite. Le bilan 2010 de l'ORTC établit une croissance de 22% pour Toulon, et de 2% pour Nice.
2011 devrait faire avancer le débat sur l'aide sociale et la délégation de service public. Les derniers développements remontent aux propositions défendues en fin d'année par le Conseil Exécutif de Corse : suppression de l'aide sociale accordée aux passagers, extension de l'actuelle délégation de service public de Marseille à Toulon et un allongement de la durée des délégations de service public à 12 ans. Ce qui revient à dire selon Pierre Mattéi, le dirigeant de Corsica Ferries, dont le modèle low cost mis en oeuvre au départ de Toulon a fait de lui le nº1 sur la Corse, "disparition des opérateurs actuels de Toulon en accordant une exclusivité de fait au bénéfice des concessionnaires historiques des lignes de Marseille, réduction des fréquences sur Nice/Corse et augmentation des prix pour les passagers actuellement bénéficiaires de l'aide sociale".
Quoi qu'il en soit, la collectivité territoriale Corse a laissé entendre que l'actuelle DSP pourrait ne pas aller à son terme prévu (2013).  Rappelons les termes du débat : la SNCM est délégataire (avec la CMN) de l'actuelle DSP qui lui impose de maintenir un service dit de base toute l'année et un service de pointe en période de vacances scolaires. Corsica bénéficie du dispositif d'aide sociale (une aide comprise entre 12 et 15 euros soit entre 20 et 30% de la valeur du billet). La première prône une suppression de l'aide sociale sous prétexte que les deux systèmes sont antagonistes, la seconde parle d'un système économiquement vertueux.

A.D

Légende : La Corse a enregistré un nouveau record de trafic passagers annuels (tous modes de transports confondus) avec + 2,4 % par rapport à l'année 2009, soit 173 977 passagers supplémentaires.
Crédit photo : David Latour


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