La nouvelle carte de coopération intercommunale suscite des réactions mitigées

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Le préfet de région a présenté vendredi dernier aux 56 élus départementaux le schéma qui doit leur servir de base de travail. Des réactions mitigées.


Michel Vauzelle, président du Conseil régional : "La démocratie de proximité n'est pas respectée dans cette concertation précipitée avec des propositions présentées comme des décisions. Un exemple frappant est le sort réservé au territoire d'Arles, trop petit pour être scindé en deux".


Hervé Schiavetti, maire d'Arles : C'est une vision partielle qui tend à diviser les communes plutôt qu'à rassembler. Il faut que soient organisés des territoires cohérents".

 Hervé Chérubini, maire de Saint Rémy-de-Provence : On rattache telle et telle commune sans qu'elle soit consultée. Je découvre page 17 (ndlr : les documents n'ont pas été communiqués à la presse) que certaines villes appartenant au versant sud sont rattachées aux Alpilles. Je manifeste une opposition totale et complète".


Jean-Noël Guérini, président du Conseil général : "Le Département a tout à gagner d'une grande coopération institutionnelle à condition qu'elle soit ciblée et tournée vers le respect de la considération de nos concitoyens. Il faut réfléchir ensemble à une solidarité intercommunale plus juste. Il faut un pôle métropolitain mais pour l'ensemble du département. Les problèmes des Bouches-du-Rhône doivent être abordés dans la solidarité".


Renaud Muselier, député UMP : "Si un grand pas est fait avec une réforme intelligente et pragmatique qui fait confiance aux élus, je regrette que l'on n'ait pas été plus audacieux avec la création d'une métropole. Nous avons du retard par rapport à Lille, Lyon et depuis peu Nice, qui a fait le choix de la métropole. J'aurais aimé que les intercommunalités passent de 9 à 4 voire 3. Mais si cela peut éviter les conflits, pourquoi pas... la loi nous autorise à devenir une métropole par la suite, ce que je souhaite de tous mes vœux".


Eugène Caselli, président de la communauté urbaine MPM : "Je suis solidaire de cette proposition. Néanmoins, elle nous contraint à présenter un projet global et complet. On ne peut pas fusionner les richesses et occulter les zones de pauvreté. Il va falloir faire preuve d'innovation, de cohérence et ne plus raisonner en termes de pouvoirs locaux mais de projets. Et si ce n'est pas possible, la loi nous autorisera à opter pour la métropole".


Maryse Joissains, président de la CPA
: "Ce choix montre que les élus des communes, qui ne voulaient pas être absorbées dans un vaste territoire, ont été entendus. Le fait d'être contre une métropolisation ne signifie pas que l'on ne comprenne pas la nécessité de l'aire métropolitaine. Mais celle-ci doit se faire sous la forme d'une coopération sur des thématiques précises et des projets communs et non d'une intégration".



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