Le fil politique : Le ni-ni de l'UMP à Cannes

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Ni David Lisnard, ni Philippe Tabarot n'ont obtenu l'investiture de l'UMP en prévision des prochaines élections municipales cannoises. Une non-prise de décision qui en fait une première nationale.

C'était sans doute l'investiture la plus attendue sur la Croisette. Qui de David Lisnard, actuel premier adjoint au maire UMP de Cannes Bernard Brochand et président de la Semec (société d'économie mixte qui gère le Palais des Festivals et des Congrès) ou de Philippe Tabarot, conseiller municipal d'opposition et conseiller général des Alpes-Maritimes, allait recevoir l'adoubement du parti présidé par Jean-François Copé ? Ce ne sera finalement aucun des deux. Une première nationale. Et ce n'est pas sans raison.

Tensions au sein de la droite

Il y a d'abord les effets de la scission Copé/Fillon. Alors que David Lisnard (soutenu par Bernard Brochand) est filloniste, Philippe Tabarot (dont la sœur, Michèle, députée-maire du Cannet, est secrétaire générale de l'UMP) est pour sa part copéiste. Déjà repoussée une première fois, la décision d'investir l'un ou l'autre des candidats, n'aura finalement pas lieu, le comité d'investiture n'ayant pu - ou plutôt été capable - de se mettre d'accord. Les forces locales en présence se sont finalement annulées : alors qu'Éric Ciotti, le président du Conseil général des Alpes-Maritimes et Christian Estrosi, le député-maire de Nice apportaient tous deux leur soutien public à David Lisnard, l'insistance de Michèle Tabarot à obtenir la précieuse étiquette pour son frère n'aura pas porté ses fruits. Mais cette non-prise de décision n'est pas uniquement révélatrice du malaise à la tête du parti de droite.

Recours gracieux en préfecture

Elle est tout autant - si ce n'est plus - révélatrice de la vraie guéguerre que se livre depuis des mois le duo Brochand/Lisnard contre le duo Tabarot/Tabarot. Lundi dernier, lors d'une réunion d'étape concernant la création de la communauté d'agglomération Pays de Lérins effective au 1er janvier prochain, ce n'est pas Michèle Tabarot qui représente sa ville mais l'une de ses adjointes. Constituée des villes de Théoule, Mandelieu, Cannes, le Cannet et Mougins, cette nouvelle entité est souhaitée par tous les maires sauf de Michèle Tabarot, laquelle avait particulièrement brillé par son absence lors de la conférence de presse de présentation en novembre dernier, il y a tout juste un an. Et qui a même déposé un recours gracieux en préfecture au mois de juin dernier visant à retirer l'arrêté préfectoral portant création de la communauté Pays de Lérins, pris en avril 2013.

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