Le fonds d'amorçage interrégional enfin créé : 25 M ? pour les entreprises innovantes

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Soutenu par les régions PACA et Rhônes?Alpes, le fonds d?amorçage R2V voit enfin le jour à l?issue d?un premier closing qui dure depuis deux ans. Il est doté de 25 M? pour soutenir la création ou le développement d'activités technologiques innovantes dans les deux régions.

Soutenu par les régions PACA et Rhônes -Alpes, le fonds d'amorçage R2V voit enfin le jour à l'issue d'un premier closing qui dure depuis deux ans. Il est doté de 25 M€ pour soutenir la création ou le développement d'activités technologiques innovantes dans les deux régions.


Il était en closing depuis 2012. Le fonds d'amorçage interrégional R2V (contraction du nom des deux fonds d'investissement fondateurs Rhône-Alpes Création et Viveris Venture) est enfin parvenu à finaliser sa première levée de fonds d'un montant de 25 M€. Il est le 17e véhicule d'investissement issu du Fonds national d'amorçage (FNA) à voir le jour et le 6e à l'assise interrégionale. Officiellement lancé en 2011, le FNA est un fonds de fonds* (constitué sous la forme d'un fonds commun de placement à risques - FCPR) destiné à financer les fonds d'investissements qui réalisent eux-mêmes des investissements dans de jeunes entreprises innovantes en phases d'amorçage et de démarrage. Il a été créé dans le cadre du programme des investissements d'avenir (PIA dit Grand Emprunt) dont la gestion a été confiée à Bpifrance Investissement (une des filiales de Bpifrance qui opère les investissements en fonds propres). À ce jour, sur une enveloppe de 600 M€, le FNA a déjà engagé 297 M€ (soit, avec effet de levier, une capacité d'investissement de près de 600 M€) auprès 16 opérateurs qui ont permis de financer 80 entreprises.

Investir dans des entreprises au risque élevé

R2V s'appuie sur des partenaires institutionnels privés et publics, au premier rang desquels Bpifrance à hauteur de 15 M€, les Régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur (cette dernière à hauteur de 3 M€), le groupe des Caisses d'Épargne, BNP Paribas, Une Rivière Un Territoire Financement (EDF), l'UIMM et plusieurs family offices. L'intérêt de la participation publique sur ce type de fonds d'investissement pour les entreprises "est de jouer un rôle de déclencheur et des co-investissements importants, sur des cibles sur lesquelles les opérateurs traditionnels sont peu enclins à investir en raison des risques élévés", justifie le vice président de la région Rhône-Alpes Jean-Louis Gagnaire.

Grenoble, Sophia Antipolis, Aix-en-Provence, Lyon et Marseille, en pole position

Conformément au cahier des charges du programme, R2V aura pour but d'améliorer le financement en fonds propres des PME innovantes dans les secteurs technologiques en phase avec la stratégie nationale pour la recherche et l'innovation. Soit, pour le grand quart Sud-Est sur lequel il va opérer : les micro et nanotechnologies (Grenoble, Sophia Antipolis, Aix-en-Provence et Marseille), les sciences du vivant (Marseille et Lyon), les logiciels (Sophia Antipolis, Grenoble, Aix-en-Provence et Marseille), et les écotechnologies (Marseille, Grenoble, Lyon et Sophia Antipolis). L'objectif étant d'identifier les pépites qui seront les leaders demain de leurs domaines respectifs, espère-t-on du côté des promoteurs du dispositif.


Cible : 15 entreprises dans un premier temps

Selon Élisabeth Bertelli, directeur exécutif en charge du pôle régional au sein de Viveris Management, qui assurera la direction générale du fonds R2V, "par expérience, l'on sait que la combinaison de deux facteurs, que sont le financement approprié des premières étapes de développement des startups et le suivi personnalisé avec un expert référent pour aider l'entreprise à structurer son projet, a fait ses preuves."  Depuis sa création à Marseille en 2000, le capital risker, qui fait appel à différents véhicules d'investissement ( FCPI, FIP, capital investissement ...) revendique avoir financé plus de 250 entreprises pour près de 700 M€ de souscriptions. D'une durée de vie de 14 ans (avec 7 à 8 ans comme objectif de liquidité des particitpations), R2V se donne cinq ans pour investir son enveloppe et vise une quinzaine d'entreprises pour des montants compris entre 0,5 et 2,5 M€ (financements qui accompagneront le développement du produit jusqu'à la mise sur le marché). Sachant que si la règle au départ fixait un seuil minimal de 25 M € pour chaque fonds, la moyenne à ce jour est plutôt autour de 35 à 40 M€.

Sélection des entreprises
Outre le fait d'être particulièrement innovantes et dans les segments identifiés comme stratégiques, les entreprises bénéficiaires devront être des PME (au sens européen) françaises non cotées, de moins de 8 ans, et accepter d'accueillir un expert référent au sein de leur Conseil d'administration avec un rôle d'administrateur indépendant.

A.D

Photo : Élisabeth Bertelli, directeur exécutif en charge du pôle régional au sein de Viveris Management, assurera la direction générale du fonds R2V.


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