Les universités, collectrices agréées de la taxe d ? apprentissage ?

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Le président de l?Université d?Avignon veut que la part de taxe d?apprentissage destinée à l?enseignement supérieur soit directement perçue par les universités au détriment, notamment, des chambres consulaires régionales.

"Les universités ont une mission d'insertion professionnelle sur le territoire via les DUT, les licences professionnelles, les masters, et les doctorats. Dès lors, quoi de plus normal à ce qu'elles perçoivent directement la taxe d'apprentissage ?", s'est faussement interrogé Emmanuel Ethis, président de l'Université d'Avignon, devant la Conférence des présidents d'université (CPU) réunie à Marseille la semaine dernière.

Aujourd'hui principalement collectée par les Chambres de commerce et de l'industrie et les Chambres de métiers, la taxe d'apprentissage peut être reversée aux universités, si celles-ci trouvent un accord avec les entreprises. Or, "cette procédure demande trop de moyens administratifs et de paperasse", argumente Emmanuel Ethis.

Ainsi, depuis la réforme de la collecte de cette taxe en 2005, le président de l'université d'Avignon estime "selon (s)on agent comptable" qu'il a perdu, sans en dévoiler le montant, "60% de collecte de la taxe d'apprentissage". Celle-ci s'élève chaque année en France à environ 2 milliards d'euros. Selon Emmanuel Ethis qui "ne veut pas jeter une pierre dans le jardin des Chambres consulaires régionales" mais rétablir une justice "qui permettrait à l'université d'aller plus facilement à la rencontre du tissu économique pour être à son écoute pour faire évoluer les diplômes", la moitié de cette somme pourrait être directement dévolue à l'enseignement supérieur.

Thomas Tedesco

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