Mapic 2013 : l'implantation commerciale renoue avec l'optimisme

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8 300 participants, 70 pays, 2 400 enseignes? l?optimisme était de retour dans les allées du Marché international de l'implantation commerciale et de la distribution - Mapic - qui s?est tenu à Cannes du 13 au 15 novembre. Le loisir comme facteur d'attractivité des centres commerciaux et la digitalisation étaient les deux thèmes forts. Décryptage avec Nathalie Depetro, directrice de l'événement.

Il n'y avait qu'à parcourir les allées du Palais des Festivals cannois pour ressentir une évidente brise d'optimisme balayer les stands du 19e Mapic, le salon dédié à l'implantation commerciale et à la distribution organisé à l'initiative du groupe Reed Midem (qui orchestre entre autres le Marché international des professionnels de l'immobilier Mipim, sa déclinaison asiatique Mipim Asia, et le Marché international du disque et de l'édition musicale Midem). Au final, l'événement aura réuni durant 3 jours, 8 300 participants et 2 400 enseignes issus de 70 pays. Traditionnellement, les salons fournissent une photographie instantanée de la tenue du secteur et c'est visiblement un marché du retail en pleine forme qui s'est dévoilé, caractérisé par "une grande internationalisation", résume Nathalie Depetro, la directrice de la manifestation. "Les pays à forte croissance, comme la Russie - parmi les trois premiers pays les plus présents au Mapic - attirent les enseignes. Il y a aussi un phénomène de crossboarding, les investisseurs et promoteurs européens cherchent des relais de croissance dans les pays émergents, alors qu'en même temps, les investisseurs et les promoteurs, chinois par exemple, viennent sur nos marchés". À noter que le Brésil, la Chine et l'Inde constituent avec la Russie, le quatuor des "étoiles montantes" du retail.


Le loisir au centre de l'espace commercial
La place prise par le loisir a pris le pas sur l'organisation de l'espace, "désormais intégré dans les nouvelles générations de centres commerciaux. Ceux en périphérie deviennent de grands centres de loisirs, alors que les complexes dans les centres villes sont pensés en commerce de rue. Néanmoins, ce qui est général, c'est d'offrir une nouvelle expérience au consommateur, où la notion de plaisir est primordiale. Le digital le permet", analyse la directrice du Mapic. La digitalisation, terme qu'il y a encore 3 ans effrayait, est désormais intégrée en vraie plus-value. "L'e-commerce et les réseaux sociaux sont des moyens d'attirer le client." Et ce d'autant plus que le client est acteur, comme l'ont souligné certains experts : il compare voire même achète sur le Net mais après être passé par la boutique pour visualiser le produit et l'essayer. "Les boutiques se scénarisent, deviennent des lieux de rencontres", ajoute la directrice, finalement ravie de la participation 2013. En 2014, le salon, qui fait référence dans le secteur, consacrera ses 20 ans.


L.B


Photo : Nathalie Depetro, la directrice du Mapic

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