Marie-Josée Roig poussée vers la sortie ?

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Coup de tonnerre dans le paysage politique vauclusien, Marie-Josée Roig met un terme à sa carrière politique. L?accusation portée contre elle par le site Internet Avi City Local News a provoqué l'emballement médiatique.

Maire d'Avignon depuis 1995, présidente du Grand Avignon depuis 2001, députée de 1993 à 1997, puis de 2002 à 2004 et enfin de 2007 à 2012, et ministre de 2004 à 2005 de la Famille et de l'Enfance puis délégué à l'Intérieur, Marie-Josée Roig, 75 ans, renonce aux prochaines municipales de 2014 et met un terme à sa carrière politique. Ce coup de théâtre fait suite à l'accusation portée contre elle par le site Internet Avi City Local News : "Jean-Christophe Roig, fils de Marie-Josée Roig, a occupé ce poste (collaborateur parlementaire de 2007 à 2012) durant 1 766 jours. (...) Visiblement inconnu dans les couloirs de l'Assemblée Nationale, absent de l'éphémère permanence avignonnaise, où et quand Jean-Christophe Roig a-t-il mené à bien les tâches d'un collaborateur aussi bien rémunéré ?"
Marie-Josée Roig se défend : "L'emploi de mon fils, qui répondait aux besoins que j'avais fixés en ma qualité d'employeur lors de la constitution de mon équipe, ne peut être qualifié d'emploi fictif. La jurisprudence est constante en ce domaine."

Remous politiques
Mais cette histoire fait des remous dans tout le département. Et des noms commencent à sortir sur d'autres collaborateurs d'élus. David Fournier est employé par sa mère, Michèle Fournier Armand, députée PS de la première circonscription du Vaucluse. Guillaume Bompard est employé par son père, Jacques Bompard, député Ligue du Sud de la quatrième circonscription du Vaucluse.
Et le débat revient sur le thème de la transparence de la vie publique. Certains députés comme Jean-Claude Bouchet, député UMP de la 2e circonscription du Vaucluse, et Julien Aubert, député UMP de la 5e circonscription du Vaucluse, prônent un alignement sur les règles en vigueur au Parlement européen. "Les députés ont droit à l'assistance de collaborateurs personnels, qu'ils choisissent librement". Mais l'enveloppe des eurodéputés ne peut servir "à financer les contrats permettant l'emploi (...) des conjoints des députés ou de leurs partenaires stables non matrimoniaux", indique l'article 43 du réglement du Parlement.

Alain RICCI
©Ricci

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