NicOx renonce à prendre le contrôle d ? Altacor

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Dernière minute. NicOx, la société biopharmaceutique, basée à Sophia Antipolis, renonce à prendre le contrôle de la société anglaise d'opthalmologie dont elle avait pris une participation il y a deux mois. Le conseil d'administration a décidé à l'unanimité de ne pas exercer l'option d'acquérir les 88,2% du capital d'Altacor.

Faute d'explication sur ce revirement de stratégie de la part de la société pharmaceutique, jusqu'à présent centrée sur la recherche et développement de médicaments, le cours de son action s'est effondré, de 10% actuellement.

Rappelons que le 21 mars dernier, la société niçoise avait officialisé sa stratégie de devenir une société internationale axée sur l'ophtalmologie en entrant à hauteur de 11,8% au capital d'Altacor et en concluant un accord lui conférant une option exclusive pour acquérir le solde des actions de cette société britannique.

Finalement, l'option d'acquisition a expiré ce 31 mai et le conseil d'administration a "considéré qu'à ce stade, il n'était pas dans l'intérêt de NicOx de l'exercer". La biotech conservera sa participation initiale et Gavin Spencer, executive vice president corporate development, restera membre du conseil d'administration d'Altacor.

Impactée ces dernières années par le refus des autorités sanitaires américaines d'homologuer l'un de ses produits phares (le Naproxcinodaux), dans lequel elle avait considérablement investi, la société, avait été contrainte, ces derniers mois, de se soustraire à une restructuration d'un tiers de ses effectifs (77 personnes fin 2010) et avait décidé de revoir son modèle de développement pour s'orienter vers la commercialisation de produits prometteurs. La PME entendait ainsi exploiter au mieux ses ressources de trésorerie (96,2 M€ fin septembre 2011 € (contre 107,3 M€ en décembre 2010).

 "Nous ciblons surtout des marchés de niche, des produits à un stade de développement avancé ou commercialisés dans des domaines spécialisés, identifiés comme présentant un potentiel de croissance", expliquait alors la société, qu'aucun de ses médicaments expérimentaux n'ont pour l'heure été autorisés à la vente. Une stratégie qui ne serait pas remise en cause aujourd'hui.

A.D



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