Nice muscle sa police municipale

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Souvent classée dans la catégorie des villes répressives, la cité azuréenne replace la prévention et l?aide aux victimes au c?ur de ses priorités. Si elle n?est pas la première à se doter d?une direction dédiée, elle assure en revanche disposer de "l?une des plus développées".

"Nous avons sur la Côte d'Azur un Monsieur répression, mais personne pour la prévention", déclarait dans nos colonnes Éric de Montgolfier, en septembre dernier (cf. Méridien Mag n°9).

Le Procureur de la République, qui s'inquiétait alors de la "majoration incessante des dispositifs répressifs", aurait-il été entendu ? Car en instaurant une nouvelle organisation au sein de sa Police Municipale, c'est bien sa politique préventive que Nice entend muscler.

Dorénavant, la Direction Générale de la sécurité et de la prévention, dirigée par Sylviane Casanova, regroupera la Direction de la sécurité et de la protection - soit les unités opérationnelles de la Police Municipale -, la Direction administrative et logistique, et enfin la Direction de la prévention et de l'aide aux victimes.

Cette dernière entité, jusque-là inexistante, aura notamment à charge de renforcer l'apprentissage de la sécurité routière et de la citoyenneté, de multiplier les actions en faveur des seniors et enfin de lutter contre l'absentéisme scolaire. "Plus de 60% des élèves suivis par la Ville reprennent une scolarité normale", précise-t-on en mairie.

Parmi les nouvelles actions : une cellule de soutien des victimes. À chaque agression, un accompagnement personnalisé par les agents de la Police Municipale sera proposé pour faciliter les démarches administratives (soutien psychologique, plainte à domicile, réalisation de nouveaux papiers d'identité ...).

La "prévention situationnelle" (déjà appliquée pour l'Olympic Nice Stadium, la coulée verte ou la Gare du Sud) sera également généralisée. En amont de la réalisation de tous les grands projets urbains, un diagnostic permettra de définir les aménagements susceptibles de réduire le sentiment d'insécurité comme le choix des accès, de l'éclairage ou le positionnement des caméras.


Faisant suite au meurtre d'Agnès, Christian Estrosi a par ailleurs annoncé qu'il déposerait un projet de loi visant à rendre obligatoire, dans les communes de plus de 10 000 habitants, la transmission aux maires d'informations sur la petite délinquance ou encore l'absentéisme scolaire.

PH
Photo (de gauche à droite), Joëlle Martinaux, adjointe déléguée aux affaires sociales et à la solidarité, Benoît Kandel, 1er adjoint délégué à la sécurité, au stationnement et à la circulation, Christian Estrosi, député-maire de Nice et président de Nice-Côte-d'Azur, Sylviane Casanova, directrice générale de la sécurité et de la prévention et Lauriano Azinheirinha, adjoint à l'éducation et à la jeunesse (© Photographe Ville de Nice - Pricilia Tallon).


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