Nice, première métropole créée en France ?

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2011 devrait être déterminante pour Christian Estrosi. Selon le maire de Nice, toutes les conditions sont réunies pour que la première métropole créée en France soit celle de Nice.


La mer au sud, "les cimes du Mercantour" au nord, "les plateaux vençois" à l'ouest et le Mont-Agel à l'est... voici ce que pourrait être la future destinée de Nice-Côte d'Azur. C'est en tout cas ainsi que le maire de Nice Christian Estrosi délimitait les frontières de la future métropole (idée phare de la réforme des collectivités territoriales qui prévoit la création de quelques métropoles d'envergure sur le modèle du Grand Paris) lors d'un discours prononcé au palais Nikaïa devant près de 7000 personnes. Sans pour autant prononcer le terme de périmètre. Créée fin 2008 en remplacement de la communauté d'agglomération, la communauté urbaine Nice-Côte d'Azur (Cunca), dont il est le président, compte aujourd'hui 27 communes autour de Nice.
Devant la presse, l'argumentaire était encore plus précis. «Toutes les conditions sont réunies pour que la première métropole crée en France soit celle de Nice, début 2012 ». Le maire de Nice se verrait bien de fait à la présidence de la 5e communauté de France, si tant est qu'il soit élu, le périmètre de cette future métropole se faisant sur la base du bénévolat dans un premier temps. Le préfet aura naturellement la charge de la médiation et le rôle d'arbitre.
Pas d'ambition donc particulière de Christian Estrosi pour les prochaines élections régionales. « La Région est un truc inférieur ! ». Voilà de quoi ravir les esgourdes de celui dont les finances sont sollicitées pour contribuer à la construction du stade (245 M€) de Nice en vue de l'Euro 2016. À cet égard, l'édile a indiqué que des pourparlers sont actuellement bien avancés avec un certain nombre de groupes en faveur du naming* du stade moyennant 1,5 M€ par an.
Lors de ses vœux à la presse, Éric Ciotti, le président du conseil général des Alpes-Maritimes, dont certaines compétences pourraient être transférées à la Métropole dans le cadre de la réforme, a néanmoins soutenu le projet que Christian Estrosi défend. Pour autant, il est sceptique au vu des querelles intestines entre les élus UMP du bassin. Tout en appelant à l'intelligence collective autour d'un grand projet, il demeure dubitatif quant à une amélioration des relations... du moins jusqu'en 2014. Les élections municipales changeront alors peut-être la donne.

A.D

*le stade portera le nom de la société moyennant des royalties annuelles

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