Pourquoi Aix-Marseille a gagné le label French Tech

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Axelle Lemaire, la Secrétaire d'Etat en charge du numérique, a enfin annoncé la première vague de labellisation. Et Aix-Marseille fait partie des heureux lauréats.

French Tech Aix-Marseille, candidature commune portée par les communautés urbaines du Pays d'Aix et de Marseille Provence ainsi que par les villes de Marseille et d'Aix-en-Provence, a donc convaincu le directeur de la mission French Tech, David Monteau de lui accorder le fameux label.

Question de poids

Il faut dire que la candidature aixo-marseillaise présentait de nombreux atouts, parmi lequel le poids de la filière numérique qui représente sur le territoire, 9 600 entreprises employant 35 500 emplois et réalisant un chiffre d'affaires de 6,7 Mds€. Et parmi les entreprises porteuses, emblématiques, à l'instar de ce que mettait en lumière le dossier de candidature, il y a STMicroelectronics, Voyage Privé, Gemalto, Digitick ou encore Inside Secure et Jaguar Network.
On n'oublie pas, bien sûr, des structures d'accompagnement déjà existantes, tels le Pôle Média de la Belle de Mai et le Technopôle Château Gombert situés à Marseille ainsi que le Technopôle de l'Arbois et le site de la Constance à Aix-en-Provence. Ni même les 8 pôles de compétitivité.

Projets engagés

En septembre dernier, la présentation du dossier de candidature avait permis de révéler neuf projets d'accélérateurs portés notamment par Voyage Privé (l'entreprise que dirige Denis Philipon), Gemalto, l'école de management Kedge Business School, ou encore par Frédéric Chevalier, le patron du groupe High Co ayant imaginé The Camp. Tout aussi ambitieux - et Patrick Siri, son co-créateur le précise lui-même, "PFactory est le seul déjà opérationnel" - l'accélérateur imaginé par PFactory et NetAngels s'appuie sur la connaissance et l'expérience de ses fondateurs pour accompagner les entrepreneurs du territoire.

La preuve par trois ?

Le projet porté par French Tech Aix-Marseille évoque trois axes : l'économie, le citoyen et l'aménagement.
Avec cette reconnaissance ministérielle, Aix-Marseille est ainsi le premier dossier a être labellisé en PACA, où deux autres projets sont portés, l'un dans le Var par Toulon-Ruche Digitale, l'autre dans les Alpes-Maritimes avec French Tech Côte d'Azur. Une candidature qui a réussi le pari de regrouper Nice, Cannes, Grasse et Sophia-Antipolis, la technopole sophipolitaine étant l'un des fers de lance de la candidature en étroit lien avec Nice et son Eco-Vallée qui se veulent complémentaires des technologies nées au sein du parc en développant des applicatifs. Sur la Côte d'Azur, le numérique représente 11 600 entreprises, 32 600 emplois et un chiffre d'affaires de 4,6 Mds€.

Laurence Bottero

Crédit photo : DR


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