Pourquoi Cannes veut séduire la Grande Russie

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Alors que le Festival du Film baisse le rideau, Cannes, alliée à Nice et Saint-Tropez, lance une opération séduction auprès de 70 top-décideurs de l'activité russophone venus de Russie, d'Azerbaïdjan, de Kazakhstan et d'Ukraine.

Surfer sur l'image rayonnante de la plus célèbre manifestation consacrée au 7ème art pour montrer tous les atouts de la destination. C'est un peu la philosophie de l'action menée ces prochains jours par le Palais des Festivals de Cannes que gère la Semec, la société d'économie mixte chargée de la promotion et de l'activité culturelle de la ville.

Expérience en direct

Certes, des délégations russes ont déjà posé le pied sur La Croisette, mais c'est bien la première fois qu'autant de décideurs influents - directeurs d'agences de voyage, de tours opérateurs et de journalistes - sont conviés en même temps pour, dit le Palais, "un voyage in situ". Comprendre vivre en direct live l'expérience d'un voyage sur la Côte d'Azur plutôt que de se contenter des arguments développés sur le papier. Et si Cannes se soucie autant de l'attention que lui portent les décideurs touristiques russes c'est bien parce que la clientèle venue de cette partie du monde est loin d'être anodine pour la Riviera.

Adaptation au marché

Et plutôt que de faire cavalier seul, Cannes s'est alliée avec l'office de tourisme de Nice et Saint-Tropez afin de faire promotion commune, l'idée étant de vendre une destination dans son ensemble. Une tournée des grands ducs qui se veut certes chic mais avant tout économiquement porteuse. Actuellement, les Russes représentent 4,6 % de la clientèle hôtelière cannoise, ce qui place leur pays au 6ème rang des marchés étrangers. Si la clientèle est toujours majoritairement haut de gamme, des demandes pour des hébergements d'autres catégories commencent à émerger. De fait, un visiteur sur deux n'est jamais venu en terre azuréenne ce qui valide le fait que le marché russe est encore jeune. D'où la nécessaire adaptation à l'évolution de celui-ci dans un contexte où les soubresauts géopolitiques et économiques ne sont pas sans conséquence.

Laurence BOTTERO
Crédit photo : Dervaux

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