Pourquoi Tertium investit dans Traxens

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Le fonds d'investissement régional basé à Marseille vient d'injecter 1,5 M€ dans la start-up spécialisée dans le suivi informatisé du trafic conteneurisé, installée elle aussi dans la Cité phocéenne. Un investissement qui n'est pas anodin.

Elle est sans doute l'une des pépites à l'avenir que l'on imagine aisément radieux. Avec sa solution informatisée capable de suivre le trafic de conteneurs, Traxens se positionne sur un marché mondial et ce n'est pas davantage innocent si le troisième armateur mondial, CMA CGM, a lui-même contribué à la création en 2012 de la start-up, disposant de 20 % du capital. D'autant, qu'au-delà d'un produit innovant, c'est bien la naissance d'un standard qui est sous-jacent. Le potentiel de croissance est donc plus qu'évident.

Dynamique

En injectant 1,5 M€ dans Traxens, Tertium fait lui aussi la preuve de son concept. Car c'est bien sur l'idée d'abonder via des tickets minoritaires au sein d'entreprises régionales à fort potentiel, ayant une stratégie clairement définie et des partenariats solides, que le fonds d'investissement s'est toujours appuyé. "Cet investissement reflète la philosophie de notre fonds", analyse son président Pierre Grand-Dufay. "Traxens est positionné sur un secteur très innovant, dispose d'une équipe expérimentée, d'une technologie prometteuse et possède des partenariats de haut niveau". On serait tenté de paraphraser un célèbre acteur américain amateur de café : what else ?

Phase 2

Logique donc que Tertium apporte monnaie sonnante et trébuchante à une entreprise dont finalement, la levée de fonds aurait tout aussi bien pu être finalisée auprès d'un fonds étranger. C'est au contraire un fonds d'investissement marseillais qui le réalise. "Pour être performant, un fonds doit connaître parfaitement le tissu local", reconnaît Pierre Grand-Dufay. Tertium signe là son 6ème investissement après avoir apporté son soutien financier à des entreprises des domaines de l'alimentation bio (Bio&Co), du génie électrique et climatique (Ampéris), de la construction de maisons (Maisons du Midi), de la chaudronnerie (Maten), et de l'expertise technologique (Reactis). À l'image du tissu entreprenarial régional. Surtout, la capacité de Tertium à investir dans les bonnes pépites est essentielle. Car Tertium 2 sera bientôt sur les rails - en 2016 -, disposant d'un montant d'investissement supérieur à Tertium 1. Rappelons que Tertium gère des fonds amenés par la Caisse d'Épargne Provence Alpes Corse (Cepac), par AG2R La Mondiale et une vingtaine d'entrepreneurs du cru. Stratégique, évidemment, que tout cela...

Laurence BOTTERO
Crédit photo : DR - TERTIUM

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