Provence Promotion : 180 projets accompagnés et 6767 emplois crées en trois ans

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Présidence tournante et renouvellement du Conseil d?administration au sein de Provence Promotion, l?agence de développement économique des Bouches-du-Rhône. Jacques Pfister, le président de la CCIMP et actuel vice-président, succède à Jean-Noël Guérini, en poste depuis 2008.


La collaboration depuis plus de 10 ans entre le "grand capital" que symbolise la Chambre de commerce et d'industrie, selon Jean-Noël Guérini, et le Conseil général aux convictions de gauche, est suffisamment originale, toujours selon celui-ci, pour générer quelques traits d'esprit. Conformément à ses statuts, l'agence de promotion du département, chargée d'attirer ou d'accompagner sur le territoire de nouveaux projets d'implantation, a effectué sa petite valse pour alterner la présidence.


À fin décembre 2010, l'agence revendique avoir accompagné 63 projets "correspondant à 1682 emplois créés en trois ans et 132 sauvegardés. Un bilan comparable à 2009, témoignant selon les deux présidents en alternance, d'une bonne résilience de notre économie aux deux dernières années difficiles. "Notre portefeuille de dossiers en catégorie 3 (négociations fortement avancées) reste stable avec 66 dossiers, soit un potentiel de plus de 3000 emplois", complète Robert Maury, le directeur de l'agence.


Dans les nouveaux projets, la part des investisseurs étrangers reste faible puisque 68% ont une origine française (soit 19 projets et 49 emplois en 2009 et 20 pour seulement 22 emplois créés en 2010). A contrario de ce qui se passe à Nice par exemple où le rapport est inversé même si le nombre est moindre (Sur les 30 décisions d'implantation prises en 2010, 17 provenaient des entreprises étrangères). "Nous sommes néanmoins en évolution. Dans les projets en cours, pour moitié, il s'agit de porteurs internationaux. Avec l'internationalisation de l'économie, nous sommes sur des dynamiques de prospection plus complexes", se défend le directeur.


Sur les 20 projets internationaux, l'Espagne, les États-Unis et l'Italie sont porteurs chacun de trois, la Chine, la Finlande et le Japon, de deux chacun. Par secteurs, ce sont les TIC qui se placent en tête tant en nombre de projets que d'emplois, devant la logistique, les énergies, l'aéronautique. Rien donc de surprenant par rapport aux compétences locales.


Témoignant, selon Robert Maury, du niveau d'attractivité, les créations d'entreprises restent fortes (76% des motifs d'implantation). En revanche, les délocalisations ne représentent que 2% des motivations. Ce qui laisse penser que l'effet TGV, dont on attendait aussi un retour pour attirer de grands comptes avec leurs sièges, n'opère pas dans ce sens.


Pour améliorer les performances du territoire en matière d'accueil de nouvelles activités, de facilitation des procédures d'installation... Provence Promotion compte en 2011 pousser sa prospection sur les filières technologiques (50 opérations ont été menées en 2010), et multiplier les partenariats internationaux avec le concours des grands pôles de compétitivité du territoire.


Après les programmes Home Sweet Home, Start in Provence (création d'entreprises innovantes) et Go Between (reprise d'entreprises), l'agence de promotion métropolitaine complète sa gamme avec Provence Premium, un programme dédié à l'accueil des sociétés de taille mondiale.

A.D

Photo : Jacques Pfister, Jean-Noël Guérini, qui s'échangent la présidence et Robert Maury, directeur général de Provence Promotion.

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