Ryanair tire sa révérence à Marseille

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Ryanair vient d'annoncer ce jour, par la voix de Michael O'leary (CEO de Ryanair), sa décision de fermer sa base avion à partir du 11 janvier 2011

Ryanair vient d'annoncer ce jour, par la voix de Michael O'leary (CEO de Ryanair), sa décision de fermer sa base avion à partir du 11 janvier 2011. La compagnie ne quittera pas Marseille Provence pour autant. En effet, Ryanair continuera de desservir l'aérogare low-cost mp2 de l'aéroport mp grâce à d'autres avions basés en Europe.


L'aéroport de Marseille Provence souhaite de son côté temporiser : "ces changements devraient induire une inflexion de trafic estimée autour de 30 000 passagers en janvier et 50 000 passagers en février et mars (comparé à N-1), aucune estimation ne peut être donnée pour les mois ultérieurs."


Les 4 avions basés localement ainsi que les 200 emplois seront déplacés en janvier dans des plates-formes voisines en Espagne, Italie et Lithuanie. Cette décision se solde par la fermeture de 13 routes de/vers Marseille. Le P-dg de la compagnie irlandaise a rappelé qu'il ne s'agissait pas de chantage "sinon nous nous retirerions complètement de la France. Nous ne pouvons pas prendre le risque de payer plus d'amendes alors que nous sommes en conformité avec la réglementation européenne sur les travailleurs des transports internationaux".


« Le départ de Ryanair est une très mauvaise nouvelle pour les entreprises et les commerces du territoire. En effet, la destination Marseille Provence est en plein renouveau d'attractivité avec notamment la perspective du Forum Mondial de l'Eau et la Capitale Européenne de la Culture en 2013 » affirme Jacques Pfister, président de la CCI Marseille Provence, qui précise par ailleurs « Le retrait de Ryanair est essentiellement du à un décret français pris en novembre 2006 - et visant le seul personnel naviguant - un mois après l'installation de cette compagnie à Marseille. La France est donc devenue le seul pays où le droit européen ne s'applique pas ». Le président de la CCI Marseille Provence conclut : « Nous ne comptons pas en rester là. Nous avons saisi l'Etat et les responsables politiques régionaux pour demander l'abrogation de ce décret.»

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