Sébastien Giraud : "Nous devons développer la culture du risque"

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Alors que le Forum Envirorisk a rassemblé les acteurs du risque fin septembre à Aix-en-Provence (13) et que les intempéries que l'on sait ont secoué la Côte d'Azur, le directeur du Pôle Risques insiste sur l'importance de financer et développer des outils de prévention innovants.

C'est ce qui s'appelle un téléscopage dans l'actualité. Alors que les 29 et 30 septembre dernier, Aix-en-Provence accueillait le Forum Envirorisk, 13ème du nom, dédié aux échanges et coopérations entre acteurs des risques naturels et industriels, quelques jours plus tard, des inondations sans précédent submergeaient la Côte d'Azur causant les dégâts que l'on sait. Et les polémiques sur le degré de l'alerte donnée par Météo France...


Développer les outils

"Il est important de développer des outils d'alerte précoce", martèle Sébastien Giraud. Le directeur du Pôle Risques, basé à Aix-en-Provence et qui couvre les régions PACA et Languedoc-Roussillon appuie sur la nécessité de développer et surtout de financer les innovations sur le sujet. "Nous devons encore développer des outils multi-composants, multi-critères. Il reste encore beaucoup de travaux de recherche à effectuer mais on doit mettre en œuvre les solutions développées par nos entreprises du territoire. Certaines d'entre elles ont mis au point des systèmes tels que des capteurs de niveau d'eau, des caméras qui permettent d'imager la montée des eaux...".

Financer l'innovation

"Il faut juste une volonté politique, c'est le bon moment pour financer et développer les solutions innovantes. Ces solutions sont développées par des PME qui ont du mal à se faire remarquer et identifier par les utilisateurs finaux. Les outils existent, il faut trouver le modèle économique". Et pour cela il faudrait, dit Sébastien Giraud, utiliser le décret concernant les achats innovants dans la commande publique. Un décret paru en septembre 2014 et qui a pour but de permettre aux acheteurs publics d'acquérir des solutions innovantes en vue d'améliorer l'efficacité et la qualité des services publics. "Il faut mettre en lumière l'excellence française et regarder sur le territoire les projets capables de répondre aux enjeux actuels. L'année de la Cop21, la France doit devenir exemplaire dans sa gestion des risques".

Laurence BOTTERO
Crédit photo : SDIS13

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