Toulon : L ? armateur turc Un RORO profite du boom du trafic roulier

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Profitant de la croissance du trafic roulier entre les ports de Brégaillon et d?Ambarli en Turquie. Un axe sur lequel l'armateur turc exploite déjà deux navires d'une capacité de 240 remorques. Un Roro envisage d?armer un 3e bateau d?une capacité de 280 remorques en septembre. À condition que des travaux de sécurisation du port de Brégaillon soient engagés.

 L'armateur turc UN RoRo peut avoir le sourire. Il profite à plein du boom du trafic de véhicules. En 2011, 36 700 remorques ont transité entre les ports d'Ambarli et Brégaillon, 38 000 en 2012 avec de surcroît un portefeuille clients qui s'est largement étoffé : des Européens mais aussi des Iraniens, Afghans, Turkmènes, Géorgiens... "La Turquie représente une plate-forme inévitable pour ces pays enclavés", justifie Tan Aktuna, directeur régional de Worms Services maritimes, représentant d'UN RoRo. La croissance du marché est notamment favorisée par l'adhésion de la Turquie depuis le 1er décembre à la convention de transit commun qui simplifie les démarches auprès des douanes et réduit les coûts de transit d'environ 50 %.


Pour faire face à la demande, l'armateur, qui exploite déjà deux rouliers d'une capacité de 230 remorques, va équiper sa flotte de deux nouveaux navires, plus économes en carburant et surtout de plus grande capacité : 4 200 mètres linéaires (208 mètres de long, 280 remorques).


Le premier vient de sortir des chantiers navals allemands de Flensburger Schiffbau-Gesellschaft, près d'Hambourg, le second devrait être livré en décembre.  Inauguré cette semaine à Trieste, le nouveau roulier était pourtant attendu à La Seyne-sur-Mer. "Ce n'est pas acceptable de l'escaler à Brégaillon", regrette Hervé Brenac, directeur de l'agence Worms seynoise. "Nous avons besoin d'un quatrième plan d'amarrage, en pointe du bateau.
Avec un navire de 193 mètres, ce n'est pas totalement sécurisé". Les trois coffres actuels permettent d'amarrer jusqu'à la garde avant des rouliers, laissant la pointe subir les affres de la météo. La prise au vent serait donc trop importante pour stabiliser un navire de 208 mètres de long qui nécessite un point d'ancrage plus en amont.


Une réunion devrait se tenir cette semaine entre le syndicat mixte Ports Toulon Provence, la CCIV et Worms pour trouver une solution (queue de rat, coffre d'amarrage ou duc d'albe), et déterminer les investissements nécessaires pour une mise en place dès cet été.

En 2012, avec deux rotations hebdomadaires, l'exploitation de ligne a généré 5,8 M€ de retombées économiques pour la ville en droits de stationnement, péages et taxes diverses et a contribué à la création d'une centaine d'emplois selon les représentants de Un RORO.


La demande actuelle en fret est telle qu'une partie des poids lourds ne peut embarquer et doit attendre la rotation suivante (mercredi et dimanche). L'arrivée d'un nouveau roulier permettrait à la fois d'absorber cette demande et, espère Worms, de créer un appel d'air nécessitant la mise en place d'un roulier de plus grand emport voire de pérenniser la 3e rotation hebdomadaire, assurée ponctuellement en 2012.


Fabien GROUÉ

© Fabien Groué / Cit'images


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