Un (e) ministre en chasse un autre

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La région avait un de ses ressortissants au gouvernement. Elle le perd mais en gagne un(e) autre. Marie-Arlette Carlotti, conseille générale de la 5ème circonscription de Marseille, fait son entrée au gouvernement en tant que ministre déléguée auprès du ministère de la Santé, en charge des personnes handicapées.



C'est une biterroise âgée de 60 ans qui a fait son entrée au sein du gouvernement nouvellement constitué. Née un 21 janvier, une date que la France n'oubliera jamais pour avoir coupé la tête de l'un de ses rois. Elle est donc originaire de la région voisine mais a fait toute sa scolarité dans la région Paca. La conseillère générale du département des Bouches-du-Rhône depuis 1998 (canton de Marseille-Les Cinq-Avenues) et régionale depuis 2009 (membre de la Commission Relations internationales, Europe et Euro-Région, membre de la Commission Emploi régional, enseignement supérieur, recherche et Innovation) est titulaire d'un DESS de droit obtenu à l'Université d'Aix-Marseille III, et d'un DESS en gestion des ressources humaines de l'IAE d'Aix-en-Provence.

Bien qu'ayant participé aux travaux du club Réformer, groupe de réflexion politique animé par Martine Aubry, elle fait partie de ceux qui ont soutenu activement François Hollande dès les primaires socialistes les 9 et 17 octobre dernier. "Son projet combine la force du réalisme et la capacité de dessiner une ambition. Il a mis la réforme fiscale au centre de la confrontation de l'élection présidentielle et a fait de la jeunesse son thème central. C'est un conquérant qui a le goût du combat politique. Il a conquis sur le terrain, dans les urnes sa légitimité démocratique et locale. C'est un tribun et un excellent stratège qui ne craint pas l'affrontement électoral", écrivait-elle dans un courrier adressé aux socialistes locaux.

Le 16 novembre dernier, elle a intégré l'équipe de campagne de François Hollande, chargée de l'égalité hommes et femmes. Dès lors, on l'entendra principalement sur ces questions. Elle fera d'ailleurs partie de celles qui le 14 mai dernier ont au commissariat du 5ème arrondissement de Marseille porté plainte contre le Conseil constitutionnel pour trouble à l'ordre public et mise en danger délibéré des victimes du harcèlement sexuel. Suite à l'abrogation du 4 mai de l'article du code pénal qui caractérise et punit le harcèlement sexuel.

Membre du Parti socialiste depuis les années 1970, elle sera successivement secrétaire nationale en charge de l'audiovisuel, secrétaire nationale aux Droits de l'Homme et déléguée nationale aux relations avec les ONG de 1998 à 2000.

Parmi ses autres mandats, elle fut députée européenne de 1996 à la faveur d'une démission, réélue en 1999, et à nouveau en 2004. Lors des élections européennes de 2009, elle n'était pas en position éligible sur la liste du Parti socialiste. Le Palais Bourbon, où elle dispute le siège de l'indétrônable député UMP des Bouches-du-Rhône Renaud Muselier, lui résiste depuis 1993. Les observateurs politiques s'aventurent à pronostiquer un basculement en juin prochain.

Parmi ses autres faits d'armes, Marie-Arlette Carlotti fut en 2007 la porte-parole du candidat socialiste à la mairie de Marseille Jean-Noël Guérini.

Un qui arrive, un qui part. Le vauclusien Thierry Mariani, qui fait notamment partie du mouvement de la Droite populaire, celle qui prône une plus grande fermeté sur les questions de sécurité et d'immigration, fut nommé le 14 novembre 2010 dans le gouvernement Fillon III en tant que secrétaire d'État auprès de la ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, chargé des Transports. Il deviendra ministre, avec les mêmes attributions, lors du remaniement du 29 juin 2011. Il cède sa place à Frédéric Cuvillier.


A.D

Photo : Marie-Arlette Carlotti


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