Une AOC pour la filière cosmétique régionale

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Convaincue de l?attractivité de la région à l?échelle internationale, l?association des PME de la filière cosmétique ambitionne de déposer une demande d?AOC "avant la fin de l?année".

Dans l'univers cosmétique, l'emploi du vocable "Provence" suffirait à motiver l'acte d'achat d'une clientèle étrangère en quête de naturel et de pureté. Soucieuse de promouvoir ses 200 adhérents régionaux, représentant quelque 7 000 emplois, Cosmed propose donc de franchir une étape supplémentaire en créant d'ici à 2012 une appellation d'origine contrôlée.

"Depuis l'explosion de la marque L'Occitane, la Provence est dotée d'une auréole sur laquelle nous devons capitaliser, prévient Robert Faure, secrétaire général de l'association des PME de la filière cosmétique. En PACA, l'exportation représente en moyenne 35% du chiffre d'affaires de nos entreprises. Nous réunir sous une bannière porteuse reviendrait notamment à actionner un levier de croissance pour cette activité".

Si le nom choisi pour cette AOC reste pour l'heure enrubanné de mystère, Cosmed assure qu'il soulignera "le caractère naturel des produits" et que son utilisation sera soumise à différents critères comme "l'intégration de matières premières locales, le choix d'une agriculture raisonnée ou encore le respect des notions de traçabilité".

"Nous avions pensé un temps nous tourner vers les labels cosmétiques, confie le secrétaire général, mais qui peut se targuer de faire la distinction entre Cosmos, NaTrue, Cosmebio ou Ecocert ? L'appellation d'origine contrôlée nous semble plus lisible pour le consommateur".

En parallèle de cette action, l'association planche actuellement sur la réalisation d'un portail Internet exclusivement dédié cette fois à la Côte d'Azur et à Monaco. L'objectif étant de démontrer l'expertise d'un territoire trop souvent réduit à ses performances touristiques.

"Nous disposons de plus d'une centaine de sous-traitants dans la filière cosmétique. Toute la chaîne de production est ici représentée, précise Jean-Louis Matout, administrateur en charge de l'antenne Cosmed Côte d'Azur. Pour développer des affaires, nous devons convaincre nos clients potentiels de la richesse de notre tissu industriel. Un portail de promotion interactif permettrait d'augmenter notre visibilité et d'accroître le trafic sur les sites de nos adhérents".

Prévu pour l'an prochain ce portail pourrait coûter "jusqu'à 100 000 €". Des dossiers ont déjà été présentés à trois communautés urbaines en vue d'obtenir des financements. Une cotisation, d'un montant encore indéfini, sera également demandée à la soixantaine d'adhérents azuréens.

Créée en 2000 à Marseille, Cosmed fédère aujourd'hui 620 entreprises en France, totalisant quelque 17 000 emplois et "plus de 2 mds€ de CA". L'association est composée à 80 % de petites et moyennes structures.

PH

Photo : Robert Faure, secrétaire général de Cosmed, Jean-Marc Giroux, président de Cosmed France et Jean-Louis Matout, administrateur en charge de l'antenne Côte d'Azur de l'association (© PH).

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